Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Armement

Karzaï fait son lobbying en Inde

Hamid Karzaï (g.) et le Premier ministre Manmohan Singh, à New Delhi hier.  HO/AFP

Le président afghan Hamid Karzaï a rencontré hier les dirigeants indiens pour plaider en faveur d’une aide militaire accrue et s’assurer que le retrait l’an prochain de la force internationale n’entraîne pas un retour au pouvoir des talibans à Kaboul. Une source au sein du ministère indien des Affaires étrangères a confirmé des discussions avec le Premier ministre, Manmohan Singh, après une rencontre avec le président de l’Union indienne, Pranab Mukherjee. Aucun élément n’était disponible dans l’immédiat concernant la teneur des discussions et des responsables ont indiqué qu’il n’y aurait pas de communiqué ni de conférence de presse, comme de coutume après ce genre d’entretiens. D’après une source au sein du ministère indien des Affaires étrangères, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, les discussions portent notamment sur un accord potentiel d’armement entre les deux pays. « L’Inde est prête à répondre à toute demande qui renforcerait les institutions sécuritaires afghanes », a dit cette source. « Il (Karzaï) se rend en Inde pour discuter d’un accord potentiel d’armement », a-t-il ajouté sans plus de précisions.
New Delhi, qui craint un rétablissement du régime taliban à Kaboul après 2014, a investi en Afghanistan pour y contrecarrer notamment l’influence du Pakistan, parrain historique des fondamentalistes dans les années 1990. L’Inde forme depuis des années des officiers de l’armée afghane, mais elle n’a fourni que peu de matériel de défense, à l’exception de quelques véhicules. Dans un discours lundi soir après avoir reçu un diplôme honorifique décerné par une université du Pendjab, le dirigeant afghan avait adressé ses remerciements à l’Inde pour son soutien depuis son arrivée au pouvoir en 2001 après la chute du régime taliban. Les deux pays ont signé en 2011 un « partenariat stratégique » pour approfondir leurs liens en matière de sécurité et sur le plan économique, notamment dans l’énergie et les mines. C’était le premier accord du genre signé par l’Afghanistan.
Selon Brahma Chellaney, du département des études stratégiques au Centre for Policy Research de New Delhi, toute aide supplémentaire indienne devrait prendre la forme d’une « assistance sécuritaire indirecte » via la formation d’officiers de sécurité ou le transfert de technologies. Toute présence indienne en Afghanistan ferait grincer des dents le Pakistan, son voisin rival qui craint de perdre de son influence.

Pourparlers de paix
Par ailleurs, le dirigeant pakistanais Imran Khan sortira de l’hôpital aujourd’hui, deux semaines après avoir violemment chuté pendant la campagne électorale, ont annoncé hier un médecin et son parti, le PTI. Ce dernier, porté au pouvoir dans la province du Nord-Ouest, bastion des talibans, a dans la foulée annoncé y avoir entamé des consultations en vue de pourparlers de paix avec les rebelles islamistes. Le PTI a pour cela rencontré lundi le mollah Sami Ul Haq, figure islamiste nationale historiquement liée aux talibans, pour favoriser ces pourparlers de paix et faire cesser les violences qui ensanglantent la région depuis des années. « Nous allons parler à toutes les parties concernées dans notre province, et rencontrer le mollah Sami Ul Haq fait partie de ce processus », a déclaré hier Shaukat Yousafzai, élu PTI du Nord-Ouest à l’Assemblée nationale.
Lundi, l’ancien Premier ministre Nawaz Sharif s’était dit ouvert à des discussions avec les talibans, dont les innombrables attentats ont tué des milliers de personnes depuis cinq ans au Pakistan, soulignant qu’il s’agissait d’une priorité de son prochain gouvernement. Un tel processus suppose l’accord de l’armée, l’institution la plus puissante du pays, avec laquelle M. Sharif entretient des relations compliquées. Le principal groupe rebelle, le Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), qui a fait allégeance en 2007 à el-Qaëda, avait fait part en février de sa volonté de négocier avec le gouvernement. Ces dernières années, les précédents gouvernements pakistanais avaient déjà conclu des accords de paix locaux avec des factions des talibans, y compris le TTP, dans leurs bastions tribaux du Nord-Ouest frontaliers avec l’Afghanistan, mais les insurgés en avaient à chaque fois profité pour se refaire une santé avant de rompre les trêves.
(Source : AFP)
Le président afghan Hamid Karzaï a rencontré hier les dirigeants indiens pour plaider en faveur d’une aide militaire accrue et s’assurer que le retrait l’an prochain de la force internationale n’entraîne pas un retour au pouvoir des talibans à Kaboul. Une source au sein du ministère indien des Affaires étrangères a confirmé des discussions avec le Premier ministre, Manmohan Singh, après une rencontre avec le président de l’Union indienne, Pranab Mukherjee. Aucun élément n’était disponible dans l’immédiat concernant la teneur des discussions et des responsables ont indiqué qu’il n’y aurait pas de communiqué ni de conférence de presse, comme de coutume après ce genre d’entretiens. D’après une source au sein du ministère indien des Affaires étrangères, s’exprimant sous le couvert de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut