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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Obama salue les « vrais efforts » menés par Thein Sein

Le président birman a effectué une visite historique hier à la Maison-Blanche.

Une poignée de main historique entre MM. Obama et Sein. Saul Loeb/AFP

Le président américain Barack Obama a salué hier les « vrais efforts » de son homologue birman Thein Sein pour lutter contre les violences communautaires en Birmanie, lors d’une rencontre historique à la Maison-Blanche. Pendant cette rencontre où il a renouvelé son soutien aux réformes démocratiques engagées dans ce pays, où il s’était rendu en novembre 2012, M. Obama a cependant insisté auprès du dirigeant birman sur le fait que les violences à l’encontre des minorités musulmanes devaient « cesser ». De son côté, Thein Sein a assuré qu’il voulait poursuivre les réformes démocratiques dans son pays, qui a quitté en l’espace de quelques années son statut de paria alors que la junte militaire semblait desserrer son étreinte sur le pouvoir après plus de quatre décennies de règne sans partage. M. Obama a remarqué que les relations entre les États-Unis et la Birmanie s’étaient améliorées grâce « aux actions décisives du président Sein pour faire progresser la Birmanie sur le chemin des réformes politiques aussi bien qu’économiques ». En anglais, M. Obama a prononcé à plusieurs reprises le mot « Myanmar » plutôt que « Burma », recourant donc au nom privilégié par l’armée du pays et qui est de plus en plus souvent utilisé par des responsables américains en signe de courtoisie vis-à-vis du gouvernement.
Aucun dirigeant birman n’a reçu les honneurs de la Maison-Blanche depuis la visite du général Ne Win en 1966, sous la présidence de Lyndon Johnson, quatre ans après le coup d’État militaire qui a plongé la Birmanie dans des décennies d’isolation. Cette visite est ainsi destinée à afficher le soutien de Washington aux réformes démocratiques engagées en Birmanie, six mois après le voyage de M. Obama à Rangoun. La Maison-Blanche estime que ce séjour « souligne l’engagement du président Obama à soutenir et aider les États qui prennent la décision importante de choisir les réformes ». Mais des voix se sont élevées contre cette invitation jugée prématurée, et qui risque de relâcher la pression sur le régime, alors que le bilan de la Birmanie en matière de droits de l’homme est loin d’être satisfaisant et que les forces de l’ordre ont été accusées de passivité lors des récentes violences contre la minorité musulmane apatride des Rohingyas. Une manifestation à l’appel de l’ONG US Campaign for Burma, devant les grilles de la Maison-Blanche, devait attirer l’attention sur le sort des Rohingyas, victimes d’une « campagne de nettoyage ethnique » selon un rapport de l’ONG Human Rights Watch.
Thein Sein, ancien Premier ministre de la junte devenu chef de l’État en 2011, a surpris jusqu’aux plus cyniques en libérant, après son accession au pouvoir, des centaines de prisonniers politiques et en laissant entrer au Parlement Aung San Suu Kyi, opposante historique. Vingt prisonniers politiques ont été libérés la semaine dernière, bien que selon les ONG plus de 200 restent toujours emprisonnés. Mais pour Zaw Htay, directeur de cabinet du président, la Birmanie ne fera jamais marche arrière. « Notre printemps birman est plus concret que la vague du printemps arabe », a-t-il dit. « Ce printemps représente les valeurs que les États-Unis véhiculent à travers le monde. » Les élections de 2015 révéleront la sincérité du régime : les Birmans pourraient décider de porter Aung San Suu Kyi au sommet de l’État et forcer les militaires à céder pacifiquement le pouvoir.
(Source : AFP)
Le président américain Barack Obama a salué hier les « vrais efforts » de son homologue birman Thein Sein pour lutter contre les violences communautaires en Birmanie, lors d’une rencontre historique à la Maison-Blanche. Pendant cette rencontre où il a renouvelé son soutien aux réformes démocratiques engagées dans ce pays, où il s’était rendu en novembre 2012, M. Obama a cependant insisté auprès du dirigeant birman sur le fait que les violences à l’encontre des minorités musulmanes devaient « cesser ». De son côté, Thein Sein a assuré qu’il voulait poursuivre les réformes démocratiques dans son pays, qui a quitté en l’espace de quelques années son statut de paria alors que la junte militaire semblait desserrer son étreinte sur le pouvoir après plus de quatre décennies de règne sans partage. M....
commentaires (1)

Cet homme , Thein Sein est en ce moment sur une liste prochaine d'éjection de la part des yanky sionisés, il n'aurait jamais du collaborer avec eux, il vient de signer sa fin.Ca lui réussissait de les ignorer, pourquoi avoir changer de stratégie?Il subira le même sort que tous les "alliés" yanky sionisés.

Jaber Kamel

12 h 05, le 21 mai 2013

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Commentaires (1)

  • Cet homme , Thein Sein est en ce moment sur une liste prochaine d'éjection de la part des yanky sionisés, il n'aurait jamais du collaborer avec eux, il vient de signer sa fin.Ca lui réussissait de les ignorer, pourquoi avoir changer de stratégie?Il subira le même sort que tous les "alliés" yanky sionisés.

    Jaber Kamel

    12 h 05, le 21 mai 2013

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