Somalie
Deux seigneurs de guerre se proclament « président » du Jubaland
Un ancien ministre de la Défense et seigneur de guerre somalien, Barre Hirale, s’est déclaré hier « président » de la « région » troublée du Jubaland, dans le sud de la Somalie, quelques heures après qu’un autre seigneur de guerre eut fait de même. Les deux hommes prétendent avoir été élus par des assemblées de sages et dirigeants locaux. Aucune élection de ce type n’est reconnue par le gouvernement somalien. La région du Jubaland n’existe pas administrativement et n’est pas non plus reconnue par le gouvernement central, installé à Mogadiscio mais dont l’influence reste limitée sur l’ensemble du pays.
RDCongo
Affrontements au Nord-Kivu : au moins 21 morts
Au moins 21 personnes ont été tuées mercredi dans des affrontements entre l’armée et un groupe de miliciens maï-maï, dans la province du Nord-Kivu, située dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé hier un responsable militaire. Ces violences ont duré plusieurs heures dans la ville de Beni, à environ 250 kilomètres au nord de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, a indiqué le colonel Richard Bisamaza, en charge du secteur. Six miliciens ont été capturés, a-t-il précisé.
Suède
Une plaignante qui accuse Assange de viol raconte son épreuve
L’une des deux Suédoises qui accusent le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, de viol a confié par écrit son épreuve, s’exprimant pour la première fois publiquement sur cette affaire, d’après les médias suédois. Cette jeune femme d’une trentaine d’années, dont ni la justice ni les médias suédois n’ont révélé le nom, a raconté sur son blog à la mi-avril qu’elle avait été « victime d’une agression » il y a trois ans. Elle signe sous son nom, mais ne nomme pas l’auteur de cette agression. Pour faire le lien avec l’affaire Assange, il faut donc se souvenir qu’elle avait largement été désignée sur Internet comme l’une des plaignantes. Cet écrit, passé inaperçu pendant un mois, a été révélé hier par la presse suédoise.
Mali
Valérie Trierweiler
visite Gao
Valérie Trierweiler, compagne du président français François Hollande, est arrivée hier à Gao, plus grande ville du nord du Mali occupée en 2012 par des jihadistes. Un important dispositif de sécurité était en place à l’aéroport de Gao où se trouve le quartier général de l’opération militaire française Serval. Valérie Trierweiler, accompagnée de Mintou Traoré, l’épouse du président malien de transition Dioncounda Traoré, a été accueillie par le gouverneur de la ville. Les deux Premières dames ont assisté à l’aéroport à une cérémonie de lancement d’un programme malien d’appui au retour à Gao de personnes ayant fui la guerre dans le nord du Mali. Après la cérémonie, Mmes Trierweiler et Traoré ont visité une école et l’hôpital de Gao.
Égypte
Morsi tient une réunion de crise après des enlèvements
Le président égyptien Mohammad Morsi a tenu hier une réunion de crise avec ses ministres de la Défense et de l’Intérieur après l’enlèvement de policiers et de soldats dans le Sinaï. Les services de sécurité égyptiens sont de leur côté en contact avec les ravisseurs, via des médiateurs, pour négocier la libération des trois policiers et quatre soldats enlevés dans la nuit, ont rapporté les médias publics. Selon l’agence officielle MENA, les ravisseurs réclament la libération d’un groupe de prisonniers détenus dans un poste de police à el-Arich, le chef-lieu du Nord-Sinaï.
Libye
Un terminal pétrolier bloqué par des protestataires
Des demandeurs d’emploi bloquent depuis mercredi le terminal pétrolier de Zueitina à l’est de Tripoli pour protester contre les autorités qui n’ont pas tenu leur promesse d’embauche, a déclaré le vice-ministre libyen, Amor Chakmak. Quelque 200 personnes réclamant des emplois avaient déjà observé un sit-in devant ce port pétrolier conduisant à son arrêt du 23 décembre au 7 janvier dernier. La production de pétrole, qui dépassait les 1,6 million mbj, était presque tombée à zéro durant le conflit de 2011. Mais elle a, en quelques mois, retrouvé quasiment son niveau d’avant-guerre.
Yémen
Cinq otages, dont un Suisse du CICR, libérés
Trois employés du Comité international de la Croix-Rouge, un Suisse et deux Égyptiens, ont été libérés hier par une tribu qui les détenait dans le sud du Yémen pour faire pression sur le gouvernement et obtenir la libération d’un des leurs, a annoncé le CICR. Ces libérations ont eut lieu à la suite d’une médiation tribale. Le Yémen est le théâtre de fréquents enlèvements d’étrangers, souvent revendiqués par des tribus fortement armées, qui utilisent ce moyen de pression pour faire aboutir leurs revendications auprès des autorités.
Koweït
Les étrangers interdits d’hôpitaux le matin
Les autorités du Koweït, riche pays pétrolier du Golfe, ont décidé d’empêcher les étrangers de se faire soigner dans les hôpitaux publics le matin, une décision qualifiée de « raciste » par des militants. La décision a suivi des plaintes de Koweïtiens, faites au Parlement, qui affirment avoir été obligés d’attendre de longues heures avant d’être traités dans les hôpitaux publics en raison d’une forte affluence d’étrangers. Le pays compte 1,2 million de Koweïtiens et accueille 2,6 millions d’étrangers venant en majorité d’Inde, du Pakistan, du Bangladesh, des Philippines, mais aussi d’Égypte, de Syrie et d’autres pays.

