Le général Jean Kahwagi a insisté sur la nécessité de renforcer le rôle de l’institution militaire afin qu’elle puisse affronter les défis qui guettent le Liban. Photo Ibrahim Tawil
« Nous vivons la période la plus délicate de notre histoire contemporaine », a ajouté le général Kahwagi, au cours de la conférence préparatoire sur la stratégie quinquennale pour l’armement de l’institution militaire, organisée au Club des officiers, à Yarzé. Il a souligné que cette stratégie a été approuvée « à une période où le Liban affronte de nombreux défis sécuritaires dans plusieurs régions, visant à transposer la crise syrienne sur son territoire », où « les agressions israéliennes se poursuivent », ainsi que « les activités des cellules terroristes que l’armée traque ».
Le général Kahwagi a constaté dans ce cadre que pour relever ces défis, il est essentiel de « renforcer le rôle de l’institution militaire » et de lui « assurer les équipements nécessaires ». « L’expérience de contrôle des frontières maritimes et terrestres et les événements au plan interne, en concomitance avec la crise syrienne, ont illustré la nécessité des équipements modernes », a-t-il insisté.
De son côté, le coordonnateur spécial des Nations unies pour le Liban, Derek Plumbly, a relevé que « la forte présence » à la conférence n’est qu’une « démonstration de l’intérêt continu que porte la communauté internationale pour la stabilité au Liban ». M. Plumbly a indiqué dans ce cadre que l’institution militaire, qui « affronte de nombreux défis, est le pilier de cette stabilité », affirmant que l’armée est « le partenaire des Nations unies dans l’application de la résolution 1701 » du Conseil de sécurité des Nations unies.
Le commandant en chef des forces de la Finul, le général Paolo Sierra, a quant à lui mis l’accent sur « l’importance du partenariat » entre les Casques bleus et l’armée et sur la nécessité de « renforcer les capacités » de l’institution militaire afin qu’elle puisse assumer certaines responsabilités assurées par la Finul.


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