« Des bandes de casseurs », renchérit Dominique Quinio, pour La Croix. « S’il existait une coupe d’immonde des hooligans, Paris serait assurée de la victoire », se moque Erwan Quere, dans L’Alsace-Le Pays.
Sur un ton plus sérieux, Jean Levallois pour la Presse de la Manche, met en garde : « Il n’est pas question de se laisser pourrir la vie par des voyous. Ce n’est pas négociable. »
Et une fois les faits constatés et déplorés, les éditorialistes se posent des questions, résumées par Bruno Dive (Sud-Ouest) : « Comment les services de renseignements n’ont-ils pas anticipé la venue probable de ces hooligans, alors que de premiers incidents étaient déjà survenus la veille ? » et « Comment avoir toléré que le PSG fête sa victoire sur la place du Trocadéro ? »
« Comment les services (de police) ont-ils pu sous-estimer les risques évidents de dérapage », s’interroge Yves Thréard (Le Figaro).
« Il fallait être naïf pour laisser le club fêter sa victoire sur l’espace public », estime Denis Daumind dans La Nouvelle République du Centre-Ouest. Avis partagé par Jean-Louis Hervois pour la Charente Libre : « Il fallait être naïf pour penser que l’odyssée du PSG, déjà riche en péripéties diverses, pouvait se terminer par une aimable séance photos sur l’esplanade du Trocadéro. »
En tout cas : « Force est de constater que la sécurité n’a pas été assurée sur l’espace public », relève David Guévart, pour le Courrier Picard, et « à l’évidence, les responsables du maintien de l’ordre ont été dépassés », note pour sa part Patrice Chabanet pour le Journal de la Haute-Marne.
« Par la faute de quelques centaines de casseurs, par la responsabilité de quelques dirigeants inconséquents, la France a montré l’image d’un pays violent et incontrôlable », déplore d’une manière plus générale Michel Urvoy dans Ouest-France.
Et tout cela « pose la question de la sécurité dans la plus grande ville de France, l’une des destinations mondiales les plus prisées », souligne Erwan Quere, de L’Alsace-Le Pays.
« Un bilan à pleurer pour ceux qui aiment le foot et un pavé dans la vitrine de la politique de sécurité de Manuel Valls », assène Hervé Fabre dans la Voix du Nord.
« Le ministre de l’Intérieur nous avait habitué à une plus sourcilleuse vigilance en d’autres occasions », observe Jacques Camus pour La Montagne Centre France, avant d’affirmer : « Lui et le préfet de police de Paris ont failli. »
Et l’éditorialiste de conclure, sur un ton plus léger : « Avant de devenir un produit de luxe “made in Qatar”, le PSG va devoir refaire sa vitrine... et en réparer quelques autres ! »


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