La dernière héritière de la dynastie royale de Westeros.
L’histoire se déroule dans un monde imaginaire, principalement un continent baptisé Westeros, dont la civilisation est de type féodal et où la magie et les créatures légendaires (comme les dragons) ont existé et sont supposées avoir disparu. Trois intrigues principales s’y entremêlent : plusieurs maisons nobles rivalisent pour l’obtention du trône royal de Westeros. Tandis que cette race de créatures légendaires réapparaît dans les contrées glacées situées au nord du royaume ; à l’ouest, la dernière héritière de la dynastie royale de Westeros, renversée quinze ans auparavant, cherche à reconquérir le trône.
La série télévisée, qui en est à sa troisième saison (une quatrième est prévue pour 2014), est diffusée sur la chaîne HBO aux États-Unis et elle a été tournée dans un studio à Belfast et dans des sites situés en Irlande du Nord, à Malte, en Croatie, en Islande et au Maroc. Elle fait un tabac de par son mélange de lieu, de temps et d’action et son foisonnement de drames, de sexualité, d’exploits, de suspense, de mouvements de sons et de couleurs.
Créativité sans borne
Dans ce spectacle, l’habit fait le moine, car chaque costume décline le caractère et le devenir du personnage qui le revêt. D’où une créativité sans bornes. L’immense garde-robe de Game of Thrones est inspirée par de nombreuses cultures, notamment japonaise et persane. Les tenues des Dothrakis ressemblent à celles des Bédouins et l’une a été faite en peaux de poissons pour rappeler les grandes écailles des dragons. La tribu des Wildings arbore, à la manière des Inuits, la fourrure à l’intérieur et la peau à l’extérieur. Leur armure est faite de vrais os, assemblés avec des ficelles et du latex. Les figurants portent des coiffes propres aux pays froids, mais pas les acteurs principaux pour que les téléspectateurs puissent les identifier plus facilement. Il y a du Alexander McQueen dans les robes à col entonnoir et les costumes de prostituées sont conçus pour être rapidement ôtés. Certains costumes sont traités de sorte qu’ils apparaissent comme s’ils n’avaient pas été lavés depuis des semaines. Environ deux douzaines de perruques sont utilisées pour certains acteurs. Faites de cheveux humains et jusqu’à deux pieds de longueur, elles peuvent coûter jusqu’à 7 000 $ chacune et sont lavées et coiffées comme de vrais cheveux. Appliquer les perruques est un processus de longue haleine nécessitant parfois environ deux heures.
À telle métamorphose, engendrée par un enchevêtrement non seulement de siècles mais de millénaires, il fallait bien un langage venu d’on ne sait où. Qui ne soit pas un parent de celui se voulant commun à tous (l’esperanto) mais, au contraire, compris par peu (comme le verlan) ou encore plus proche de nous, ceux, carrément incompréhensibles inventés par le cinéma (Star Trek, Avatar) pour transporter le public dans des atmosphères aussi étranges que possible. Une envie de retour à la tour de Babel ou une nouvelle passion linguistique ?


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