"Chers frères, ce que certaines chaînes ont rapporté concernant la blessure du cheikh al-Joulani à Damas n'est pas vrai, Dieu merci", a affirmé tard mercredi sur le réseau Twitter Al-Gharib al-Muhajir al-Qahtani, l'un des dirigeants d'Al-Nosra.
"Qu'un dirigeant soit blessé ou qu'un dirigeant soit tué, le jihad (guerre sainte) se poursuivra jusqu'au Jugement dernier, mais nous nous devons de souligner que l'information sur la blessure du cheikh Joulani est fausse", a-t-il ajouté.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait annoncé mercredi qu'Abou Mohammed al-Joulani avait été blessé avec d'autres membres de son groupe dans un bombardement les ayant visés dans le sud de la région de Damas.
Interrogé par l'AFP, son président, Rami Abdel Rahmane, avait affirmé que le chef jihadiste avait été blessé à un pied, affirmant tenir ces informations de militants dans la zone.
En avril, le chef du Front Al-Nosra avait annoncé qu'il prêtait allégeance au chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, mais avait décliné le parrainage de la branche irakienne du réseau extrémiste, tout en admettant recevoir son appui militant et financier.
Classé "organisation terroriste" par Washington, Al-Nosra s'est fait connaître en Syrie par des attentats suicide, avant de devenir une redoutable force armée combattant aux côtés des insurgés contre le régime du président Bachar al-Assad.
Ce groupe, formé de combattants syriens et de volontaires étrangers, a pour ambition d'instaurer un Etat islamique dans la Syrie de l'après-Assad, ce que rejette l'Armée syrienne libre (ASL), la principale composante de la rébellion.

