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Moyen Orient et Monde - Nigéria

L’armée ratisse Bama après les attaques meurtrières de Boko Haram

L’armée nigériane ratissait hier la ville de Bama, dans le nord-est du pays, où les habitants restaient cloîtrés chez eux. Alors que certains habitants prenaient toutefois le risque de regagner leurs foyers, des militaires vérifiaient l’identité de toute personne entrant dans la ville, leur demandant si elles sont bien des civils et non pas des membres de Boko Haram, selon un habitant. Selon un témoin, les magasins, stations- essence et marchés étaient fermés ainsi que la présence de carcasses de véhicules incendiés étaient visibles le long de la route. L’État de Borno – considéré comme une place-forte de Boko Haram – a été le théâtre de nombreuses attaques depuis que le groupe armé a relancé son insurrection en 2009. Mais les violences se sont également intensifiées au cours des récentes semaines.
Ces informations surviennent au lendemain d’attaques meurtrières menées par le groupe islamiste Boko Haram. Des sources militaires ont indiqué que ces raids avaient été menés par environ 200 hommes du mouvement, arrivés en ville à bord de bus et de voitures 4X4, équipées de lance-roquettes et de mitrailleuses. Ces insurgés qui portaient des uniformes militaires ont fait un raid dans une prison, tuant 14 gardiens avant de libérer 105 prisonniers, a indiqué une source militaire dans l’État de Borno. « Des terroristes lourdement armés de Boko Haram » ont lancé des attaques vers 05h00 locales contre des casernes de l’armée, commissariats de police et prisons, a affirmé le porte-parole militaire Musa Sagir, à Maiduguri – ville considérée comme le berceau du groupe Boko Haram – située à 67 km de Bama. « Dans ces attaques, 55 personnes ont été tuées, dont deux soldats, des gardiens de prison, des policiers et des civils », a ajouté le porte-parole.

(Source : AFP)
L’armée nigériane ratissait hier la ville de Bama, dans le nord-est du pays, où les habitants restaient cloîtrés chez eux. Alors que certains habitants prenaient toutefois le risque de regagner leurs foyers, des militaires vérifiaient l’identité de toute personne entrant dans la ville, leur demandant si elles sont bien des civils et non pas des membres de Boko Haram, selon un habitant. Selon un témoin, les magasins, stations- essence et marchés étaient fermés ainsi que la présence de carcasses de véhicules incendiés étaient visibles le long de la route. L’État de Borno – considéré comme une place-forte de Boko Haram – a été le théâtre de nombreuses attaques depuis que le groupe armé a relancé son insurrection en 2009. Mais les violences se sont également intensifiées au cours des récentes semaines.Ces...
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