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Liban - Communautés

Le marathon pastoral de Raï en Amérique latine se poursuit

São Paulo, centre de gravité de la visite du patriarche maronite au Brésil.
Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, poursuit sa longue visite pastorale en Amérique latine, prolongeant son séjour au Brésil, l’un des pays d’émigration les plus importants du monde, avec ses 8 millions de Brésiliens de souche orientale (sur 100 millions), venus de Turquie, de Syrie ou du Mont-Liban, à une époque où le voyage se faisait en bateau et où il fallait quelque 25 jours pour traverser la Méditerranée et l’Atlantique, avant de toucher au Nouveau Monde.
Le patriarche et la délégation qui l’accompagne ont pratiquement passé une semaine à São Paulo, siège de l’évêché maronite du Brésil et l’un des principaux centres de gravité de la présence maronite, y rencontrant les responsables des nombreux clubs, associations et institutions fondés et présidés par des maronites. Il y a vu aussi des officiels ainsi que le représentant de Dar el-Fatwa au Brésil et y a célébré la messe dominicale en l’église Notre-Dame du Liban.
Partout, le défi est le même, préserver l’identité spirituelle maronite, cellule souche de l’identité libanaise, et tout faire pour combattre ce qui la menace, l’assimilation culturelle qui prend diverses formes, que ce soit l’humanisme séculier qui se répand avec la mondialisation, que la « latinisation » ecclésiale, par le rattachement aux paroisses catholiques où qu’elles se trouvent, ce que les maronites font couramment par convenance géographique et par affinité culturelle, puisque après tout, ce sont des catholiques.
Du reste, comment les détourner de cet éclectisme de nécessité, quand il y a si peu de prêtres maronites prêts à embarquer dans l’aventure du service pastoral loin du Liban, et plus particulièrement dans le monde hispanophone et lusophone, bien moins confortable que le monde anglophone, l’Europe, l’Australie, voire les pays du Golfe.
Des périls auxquels s’ajoute l’oubli progressif de la langue, d’une génération à l’autre, ainsi que de tout le capital culturel qu’elle charrie, consciemment et inconsciemment, et de ce lien irremplaçable avec le Liban, toutes les fois qu’il s’agit de rentrer au pays, ne serait-ce que pour un temps de vacances.
Dégarnir le front interne, pour pourvoir aux besoins des pays d’émigration, voici l’un des défis que doit relever la constellation que forment l’Église maronite, ainsi que les ordres religieux maronites, masculins et féminins, qui en sont l’émanation et le prolongement, avec des différences parfois imperceptibles de l’une à l’autre, ce qui pose parfois le problème de leur unification, ou du moins de la coordination de leur action sur le terrain.

La Fondation maronite dans le monde
Une délégation de la Fondation maronite dans le monde formée de Rose Choueri et Hyam Boustany, ainsi que de Charles Hajje, qui tient les finances de la fondation, accompagne le patriarche dans tous ses déplacements. Le chef de l’Église maronite ne manque pas une occasion de souligner combien les démarches de l’Église et de la Fondation sont complémentaires pour maintenir vivant et dynamique le lien des émigrés avec le Liban, et par ce biais avec le patriarcat maronite comme symbole de l’unité de l’Église maronite.
En créant des bureaux dans les grands pays d’émigration, la Fondation maronite dans le monde motive puis facilite aux émigrés ayants droit qui le souhaitent les formalités nécessaires pour l’obtention de la nationalité libanaise et, par ce biais, la capacité de jouir de leurs droits et devoirs politiques, civiques, sociaux et économiques et de participer activement à la croissance de leur pays d’origine, qui est leur capitale spirituelle.
Au nom de la Fondation, le chercheur Youssef el-Doueyhi avait participé à la conférence des évêques maronite d’Amérique qui s’était tenue à San Miguel de Tucuman (Argentine).
Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, poursuit sa longue visite pastorale en Amérique latine, prolongeant son séjour au Brésil, l’un des pays d’émigration les plus importants du monde, avec ses 8 millions de Brésiliens de souche orientale (sur 100 millions), venus de Turquie, de Syrie ou du Mont-Liban, à une époque où le voyage se faisait en bateau et où il fallait quelque 25 jours pour traverser la Méditerranée et l’Atlantique, avant de toucher au Nouveau Monde.Le patriarche et la délégation qui l’accompagne ont pratiquement passé une semaine à São Paulo, siège de l’évêché maronite du Brésil et l’un des principaux centres de gravité de la présence maronite, y rencontrant les responsables des nombreux clubs, associations et institutions fondés et présidés par des maronites. Il y a vu...
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