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Moyen Orient et Monde - Pakistan

Du feu et du sang à quatre jours des législatives

Une série d’attentats contre des partis politiques a fait au moins 17 morts et des dizaines de blessés hier dans le nord-ouest du Pakistan, à quatre jours d’élections législatives cruciales pour la consolidation de la démocratie dans ce pays.
Un premier attentat est survenu à Hangu, ville de la province septentrionale du Khyber Pakhtunkhwa dont Peshawar est la capitale, contre un candidat local de la Jamaat-e-Ulema-e-Islam de Fazlur Rehman (JUI-F), un parti déjà endeuillé par une attaque des talibans ayant fait 23 morts la veille. Un kamikaze s’est fait exploser au moment où Mufti Syed Janan, candidat de la JUI-F à l’Assemblée provinciale, retournait à sa voiture après avoir rencontré des commerçants dans un bazar local, ont indiqué des sources sécuritaires. « Il y a eu au moins 12 morts et plus de 40 blessés à Hangu », a dit Musarrat Qadeem, le ministre intérimaire de l’Information de cette province. En fin de journée, l’explosion d’une bombe au passage du convoi du frère de Zamin Khan, candidat à l’Assemblée provinciale du Khyber Pakhtunkhwa sous la bannière du Parti du peuple pakistanais (PPP, au pouvoir), a fait au moins cinq morts dans le district de Lower Dir, selon les autorités locales.
Au moins 109 personnes ont été tuées depuis le 11 avril, dont 40 au cours des deux derniers jours, dans des attentats liés à la campagne en vue des élections législatives nationales et provinciales de samedi au Pakistan. Ces violences ne remettent pas en cause la tenue de ce scrutin-clé, car le premier marquant une transition entre un gouvernement civil ayant achevé son mandat de cinq ans et un autre issu des urnes. Ces attaques ont limité la capacité de plusieurs partis, en premier lieu les laïcs, de faire campagne sur le terrain et pourraient aussi avoir un impact sur la participation lors de ce scrutin. Plus de 600 000 membres des forces de sécurité, dont au moins 50 000 soldats, seront déployés autour des bureaux de vote pour assurer le bon déroulement du scrutin, a annoncé la commission électorale pakistanaise.

Au péril de leur vie
Dans Quetta, une ville devenue le centre des violences sectaires au Pakistan, des candidats de la minorité chiite bravent ainsi les menaces de mort dans l’espoir de « faire une différence ». Les chiites constituent 20 % de la population ; ils sont la cible croissante d’attentats par des groupes extrémistes qui les accusent de corrompre l’islam et d’être les agents de l’Iran. Quetta, ville poussiéreuse au pied de montagnes abruptes dans la province du Baloutchistan, a été le théâtre de nombreux attentats contre cette minorité, dont les deux plus meurtriers de l’histoire pakistanaise ont fait près de 200 morts en début d’année. Le groupe sunnite Lashkar-e-Jhangvi (LeJ), qui a fait allégeance à el-Qaëda, a revendiqué ces attentats qui ont visé en particulier les chiites de l’ethnie Hazara, reconnaissable à ses traits mongols.
Après ces violences, les autorités ont renforcé la sécurité sur place, mais les candidats chiites peinent à sortir de leurs quartiers pour rencontrer les électeurs. Le chef de la police de Quetta, Mir Zubair Mahmood, soutient que des mesures de protection ont été mises en place pour tous les candidats qui en ont demandé et que les menaces d’attaques étaient « dans une certaine mesure » exagérées.

(Source : AFP)
Une série d’attentats contre des partis politiques a fait au moins 17 morts et des dizaines de blessés hier dans le nord-ouest du Pakistan, à quatre jours d’élections législatives cruciales pour la consolidation de la démocratie dans ce pays.Un premier attentat est survenu à Hangu, ville de la province septentrionale du Khyber Pakhtunkhwa dont Peshawar est la capitale, contre un candidat local de la Jamaat-e-Ulema-e-Islam de Fazlur Rehman (JUI-F), un parti déjà endeuillé par une attaque des talibans ayant fait 23 morts la veille. Un kamikaze s’est fait exploser au moment où Mufti Syed Janan, candidat de la JUI-F à l’Assemblée provinciale, retournait à sa voiture après avoir rencontré des commerçants dans un bazar local, ont indiqué des sources sécuritaires. « Il y a eu au moins 12 morts et plus de 40 blessés...
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