Certes, il s’agissait d’un deuxième tour et non d’une demi-finale, mais après s’être incliné 4-1 en Angleterre, le Real avait su inverser la tendance dans son stade en marquant dans la prolongation un but qui lui avait permis de s’imposer 5-1.
Les Merengue de l’époque s’appelaient entre autres Vicente Del Bosque, l’actuel sélectionneur de l’Espagne, ou encore Carlos Santillana, l’homme grâce à qui la qualification devint réelle à la 100e minute de cette rencontre épique.
« Ce match-là, comme celui contre le Borussia Mönchengladbach (un scénario similaire en Coupe de l’UEFA, NDLR), fut incroyable », s’est souvenu cette semaine dans la presse espagnole l’ancien attaquant du Real.
« Le stade Bernabeu, si vous l’enflammez, est capable de tout brûler », a ajouté l’ancien international espagnol, comme pour dire à ses successeurs qu’à domicile, aucune situation n’est jamais perdue d’avance.
Aujourd’hui, 38 ans après cet exploit, les espoirs des Madrilènes de remporter une dixième C1 ne reposent plus sur Santillana mais sur Cristiano Ronaldo, actuel meilleur buteur de la Ligue des champions avec 12 réalisations et qui reste sur 51 buts en 50 matches avec son club.
Le Borussia invaincu cette saison en C1
Un temps incertain pour ce choc en raison d’une douleur musculaire à la cuisse contractée la semaine dernière dans la Ruhr, l’international portugais sera finalement de la partie.
Contre Dortmund, ce soir, les Merengue vont certainement tout tenter offensivement et ces derniers auront pour eux d’avoir comme adversaire l’équipe la plus faible défensivement du dernier carré avec 18 buts encaissés.
Au-delà de ce lourd handicap à remonter, les joueurs de José Mourinho auront peut-être à cœur d’offrir à leur entraîneur une sortie digne de ce nom, juste avant qu’il ne fasse probablement ses valises pour l’Angleterre.
Résolu depuis plusieurs mois à perdre son titre de champion, le Real est aujourd’hui au pied du mur s’il veut sauver sa saison.
En face, Dortmund a passé un week-end des plus tranquilles en s’imposant 2-1 face au Fortuna Düsseldorf en Bundesliga avec une équipe largement remaniée.
« Avec dix changements, ce n’était pas très évident, mais nous sommes professionnels et nous acceptons cette situation », a déclaré ce week-end le capitaine Sebastian Kehl.
« Nous avions à cœur de gagner, d’assurer notre deuxième place en championnat et d’emmagasiner de la confiance avant notre match de Ligue des champions », a-t-il ajouté.
Son entraîneur Jürgen Klopp est allé plus loin dans l’analyse en envoyant même au passage une petite pique à un autre demi-finaliste favori pour la finale de Wembley.
« Les gens disent depuis des semaines qu’il y a seulement une équipe en Allemagne capable de faire tourner et de gagner quand même des matches », a-t-il dit en faisant référence au Bayern Munich, vainqueur 4-0 de sa demi-finale aller face au FC Barcelone.
« Je suis heureux de voir que pour nous, cela a marché deux fois d’affilée et que nous sommes capables de montrer à ces gens que nous avons les joueurs pour faire ce genre de choses », a-t-il ajouté.
Dortmund n’a plus disputé de finale de C1 depuis 1997, l’année de son seul sacre continental, et reste invaincu à l’extérieur cette saison en Ligue des champions.
(Source : AFP)

