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Bilan

Hollande : S’il y a une chose dont je suis sûr, c’est que depuis un an, j’ai fait des choix majeurs pour la France

François Hollande photographié par l’auditoire lors de son allocution au consulat général de France à Shanghai. Carlos Barria/Reuters

Pris dans la tourmente d’une crise multiforme, en chute libre dans les sondages, le président français François Hollande, qui achève sa première année de mandat, n’entend ni se « laisser impressionner » ni changer de cap en dépit des critiques de toutes parts, y compris de son camp.
Dans une interview accordée il y a dix jours aux agences de presse et diffusée hier à la demande de l’Élysée, le locataire de l’Élysée revient sur ces douze mois semés « d’épreuves ». Il y affirme vouloir maintenir le cap de son action contre vents et marées à la tête d’un pays au bord de la récession, traversé également par une crise morale et sociétale.
« J’ai accédé à la présidence dans une période exceptionnelle. Exceptionnelle au plan économique : une crise longue, une récession en Europe, un chômage à un niveau historique. Exceptionnelle, parce que j’ai été amené à engager la France au Mali. Exceptionnelle, parce que le populisme s’est installé, pas seulement en France, mais partout en Europe », énumère-t-il. « C’est le devoir du président que de tenir bon et de voir plus loin, par-delà les tempêtes d’un moment », assume M. Hollande qui n’a pas cédé aux appels lui demandant un changement de gouvernement après le choc dans l’opinion du compte secret détenu en Suisse par l’ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac.
Confronté à une opposition multiforme sur ses grands projets politiques (mariage homosexuel, loi sur la transparence de la vie publique), M. Hollande réaffirme ses prérogatives de chef de l’exécutif face aux doutes de sa majorité sur sa politique économique et sa capacité à faire respecter le cap fixé. « S’il y a un reproche qui m’est apparu totalement inapproprié, c’est celui de ma prétendue indécision. On peut critiquer mes décisions (...) mais s’il y a une chose dont je suis sûr, c’est que depuis un an, j’ai fait des choix majeurs pour la France », plaide le président.
Il cite notamment « le pacte de compétitivité » (un crédit d’impôt de 20 milliards d’euros pour les entreprises), « la réforme du marché du travail » à la suite d’un accord entre patronat et syndicats ou la politique de « sérieux budgétaire », même si les objectifs de réduction des déficits ne seront pas atteints cette année.
Confronté à une impopularité record à ce stade du mandat présidentiel, François Hollande veut assumer. « En fait, c’est toujours vers le président que les Français se tournent. C’est au président qu’ils demandent des comptes et c’est légitime. » Les critiques sur son action mais aussi son image ne le désarçonnent pas, assure-t-il, car « j’ai compris depuis longtemps que si je me laissais atteindre par les commentaires, je ne pourrais pas avancer. Comme candidat et comme dirigeant politique, j’avais déjà eu l’occasion de le vérifier. À les lire, je n’avais aucune chance de devenir président », se souvient l’ex-candidat à la présidentielle, considéré à l’époque par certains dirigeants socialistes comme un pâle substitut à Dominique Strauss-Khan, éliminé de la course après le scandale du Sofitel de New York.
« Comme président, je me suis fixé une ligne de conduite : ne jamais se laisser impressionner, suivre son chemin. Et faire en sorte qu’il soit le bon », délivre le président comme vade-mecum pour ses quatre années à venir à l’Élysée. Pour lui, « ça s’appelle la persévérance ».
Quant au droit d’inventaire sur l’action de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, qu’il a souvent invoqué, « je n’exonère pas les responsabilités passées dans la situation que j’ai trouvée, elles sont lourdes », dit-il. Mais les Français « jugent le président, pas le précédent » et « seuls les résultats comptent ».

(Sources : agences)

Pris dans la tourmente d’une crise multiforme, en chute libre dans les sondages, le président français François Hollande, qui achève sa première année de mandat, n’entend ni se « laisser impressionner » ni changer de cap en dépit des critiques de toutes parts, y compris de son camp.
Dans une interview accordée il y a dix jours aux agences de presse et diffusée hier à la...