L’opposant numéro un à Vladimir Poutine, Alexeï Navalny, a dénoncé des poursuites qui visent à l’« écarter de la scène politique », au cours de son procès pour détournements de fonds qui a repris hier. M. Navalny, passible dans cette affaire de dix ans de camp, est accusé d’avoir organisé en 2009 le détournement de 400 000 euros au détriment d’une exploitation forestière, Kirovles, alors qu’il était consultant du gouverneur libéral de la région. Il qualifie les accusations d’absurdes, l’argent ayant selon lui été versé à l’entreprise et le reste constituant la marge de la société ayant effectué les transactions. L’avocat de 36 ans, blogueur et pourfendeur de la corruption, a refusé toute culpabilité, soulignant ne pas même comprendre les accusations formulées contre lui.
Orateur efficace, devenu l’une des figures de proue de la contestation née après les législatives de décembre 2011, Alexeï Navalny a dénoncé une « vengeance politique » pour ses révélations sur la corruption, ainsi que pour la campagne menée contre le parti au pouvoir Russie Unie et la réélection de Vladimir Poutine.
Lors d’une conférence de presse à Moscou hier, une experte russe de l’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, Tatiana Lokchina, a également admis qu’il y avait « des raisons pour penser que l’affaire (Navalny) est politique ».
(Source : AFP)