"En tant que commandement militaire suprême de l'ASL, nous les remercions mais nous rejetons tout appel au jihad en Syrie et nous rejetons toute présence de combattants étrangers, quelle que soit leur provenance", a affirmé Louaï Moqdad, coordinateur politique et pour les médias de l'ASL.
"Nous avons dit à plusieurs reprises que nous manquons en Syrie d'armes et non d'hommes", a-t-il ajouté.
Plusieurs milliers d'étrangers combattent le régime Assad aux côtés de l'ASL.
Deux cheikhs salafistes libanais ont appelé mardi au jihad (guerre sainte) en Syrie pour défendre les habitants sunnites de la région centrale de Homs, affirmant réagir à l'implication du Hezbollah chiite qui combat aux côtés de l'armée de Bachar al-Assad selon l'opposition.
"Nous annonçons la création des 'brigades de la résistance libre'" pour aller combattre en Syrie, a affirmé Ahmad Assir, un cheikh radical de Saïda dans le sud du Liban, sous les applaudissements de ses partisans.
Il a émis une fatwa (décret religieux) "qui impose à tout musulman à l'intérieur et à l'extérieur du Liban (...) d'aller en Syrie et de défendre ses habitants et ses mosquées notamment à Qousseir et à Homs".
C'est "un devoir religieux pour tous ceux qui peuvent le faire", a-t-il souligné.
Ce dignitaire, connu pour ses positions hostiles au Hezbollah, a affirmé que l'appel au jihad avait été lancé après que le chef du Hezbollah Hassan "Nasrallah et ses chabbihas ont pris la décision d'entrer dans ces régions pour y massacrer les opprimés". "Chabbihas" est le terme utilisé par les opposants syriens pour désigner les miliciens pro-régime.
Des combattants d'élite du Hezbollah mènent la bataille contre les rebelles dans la zone de Qousseir frontalière du Liban et située dans la province de Homs, selon une ONG et l'opposition.

