La Corée du Nord veut être reconnue puissance nucléaire
OLJ /
le 24 avril 2013 à 00h00
La Corée du Nord a demandé hier à être reconnue en tant que puissance nucléaire militaire, une requête aussitôt jugée « ni réaliste ni acceptable » par les États-Unis qui veulent avec leurs alliés de l’OTAN que Pyongyang renonce à son arsenal non conventionnel pour ouvrir un dialogue et désamorcer la crise. Après des semaines de menaces, dont celle d’une guerre nucléaire, Pyongyang a commencé à évoquer récemment une possible reprise des discussions, que Washington et Séoul appellent de leurs vœux. Hier, le Rodong Sinmun, organe officiel du Parti des travailleurs au pouvoir en République populaire démocratique de Corée (RPDC), a jugé les conditions des États-Unis et de la Corée du Sud inacceptables. « Si la RPDC s’assied à la table (des négociations) avec les États-Unis, ce doit être un dialogue entre puissances nucléaires, pas celui d’une partie qui demande à l’autre de démanteler son arsenal nucléaire », a dit le journal. À Genève, Thomas Countryman, secrétaire d’État adjoint américain chargé de la sécurité internationale et de la non-prolifération, a rejeté cette demande. M. Countryman dirige dans la ville suisse la délégation américaine aux discussions sur le Traité de non-prolifération (TNP) nucléaire. Le gouvernement américain s’est dit ouvert à plusieurs reprises à des négociations « authentiques et crédibles », tout en insistant sur le fait que Pyongyang devait d’abord apporter la preuve de son engagement à renoncer au nucléaire. La Corée du Nord en a fait la promesse dans le cadre d’un accord conclu en 2005, qui prévoit en retour une aide économique, mais elle est revenue depuis sur cet engagement et assure désormais qu’elle ne renoncera jamais à son « trésor ». À Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN ont publié un communiqué soulignant que les « provocations » nord-coréennes violent les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, minent la stabilité et menacent les chances d’une paix durable dans la région. « Nous exhortons la RPDC à ne pas se livrer à de nouvelles provocations », disent les ministres de l’Alliance qui demandent à Pyongyang de respecter les résolutions de l’ONU et de réintégrer le groupe des pays signataires du TNP, que la Corée du Nord a quitté en 2003.
La Corée du Nord a demandé hier à être reconnue en tant que puissance nucléaire militaire, une requête aussitôt jugée « ni réaliste ni acceptable » par les États-Unis qui veulent avec leurs alliés de l’OTAN que Pyongyang renonce à son arsenal non conventionnel pour ouvrir un dialogue et désamorcer la crise. Après des semaines de menaces, dont celle d’une guerre nucléaire, Pyongyang a commencé à évoquer récemment une possible reprise des discussions, que Washington et Séoul appellent de leurs vœux.Hier, le Rodong Sinmun, organe officiel du Parti des travailleurs au pouvoir en République populaire démocratique de Corée (RPDC), a jugé les conditions des États-Unis et de la Corée du Sud inacceptables. « Si la RPDC s’assied à la table (des négociations) avec les États-Unis, ce doit être un dialogue...
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