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Liban

Législatives : Joumblatt prêt au dialogue pour « se débarrasser » du projet « orthodoxe »

Dans son article hebdomadaire au journal al-Anba’, qui relève du Parti socialiste progressiste, le chef du PSP, Walid Joumblatt, a exprimé son estime pour « la méthode calme et sage avec laquelle le Premier ministre désigné Tammam Salam gère les consultations pour la formation du nouveau cabinet, tout en refusant de suivre les pratiques vindicatives et le fromagisme habituel, qu’il veut remplacer par l’alternance, que nous soutenons d’ailleurs ». « Nous souhaitons que les forces politiques facilitent la mission de former le nouveau cabinet, afin que le pays entame une nouvelle étape politique, celle de la stabilité dont les prémices commencent à apparaître. Préserver cette étape est une responsabilité collective, qui ne relève donc pas d’un individu ni d’un responsable en particulier. »
Il a étendu cette approche positive à la question de la loi électorale. « Alors que des indices positifs émergent au niveau de l’acceptation par tous du scrutin mixte, nous réitérons la disposition du PSP à faire preuve de flexibilité afin de renforcer les chances d’une entente sur la loi électorale éventuelle », a déclaré Walid Joumblatt, avant d’ajouter que « le PSP est prêt à relancer le dialogue avec toutes les parties dans le but d’aboutir à une nouvelle loi électorale, et surtout afin de se débarrasser de la proposition dite du Rassemblement orthodoxe ». L’enjeu serait, selon le leader druze, de « percevoir la loi électorale comme une occasion de rencontre entre tous les Libanais, et non celle de nouvelles divisions ».

Boston et... Assad
Il a dénoncé par ailleurs, mais sans entrer dans le détail, les informations véhiculées dans certains journaux sur les raisons pour lesquelles le nom du ministre et député Ghazi Aridi n’a pas été inclus dans la liste des candidats du PSP aux prochaines législatives. « Nous ne nous attarderons pas sur la campagne menée contre le camarade Ghazi Aridi, qui a derrière lui un long parcours de lutte aux côtés de Kamal Joumblatt et que j’ai chargé de missions déterminantes. Son parcours n’a besoin d’être défendu par personne. »
Par ailleurs, le leader du PSP s’est attardé sur l’attentat de Boston. « Loin de nous l’idée de défendre la théorie du complot – qui d’ailleurs a été surexploitée pendant des décennies –, mais ce n’est pas un hasard innocent que les explosions de Boston aient eu lieu quelques jours après les mises en garde du président syrien contre les menaces d’el-Qaëda. Cette organisation, à la dénomination élastique, évoquée selon le besoin, relève du mystère, d’autant que les bases de cette organisation se sont développées sous l’aile du régime syrien, qui l’a utilisée en Irak, mais aussi sous l’aile d’autres régimes régionaux qui l’ont exploitée en Afghanistan et en Irak. » « Nous dénonçons les explosions de Boston, tout comme nous dénonçons tout attentat terroriste qui vise les civils et les innocents », a affirmé Walid Joumblatt.

Leçons d’Irlande du Nord...
Il a évoqué enfin sa visite de deux jours en Irlande du Nord, sur invitation de l’ambassadeur de Grande-Bretagne Tom Fletcher qui l’a accompagné. « J’ai eu l’occasion de m’informer sur les détails de l’affaire historique (du conflit en Irlande du Nord ayant opposé les protestants majoritaires aux catholiques minoritaires, qui réclamaient l’union avec la République d’Irlande, NDLR), à travers mes rencontres avec le président du Parlement, le Premier ministre et les membres du Parlement, ainsi que des personnalités relevant des deux bords. » « Le conflit, qui a duré près de cinq décennies et s’est transformé en sanglant combat au lendemain de l’indépendance de l’Irlande en 1920, a été résolu grâce à quatre principes : le dialogue, le respect, la confiance et la patience. Ces principes ont été inspirés par un pasteur protestant, qui a pu décrocher la confiance des catholiques et dont la personnalité m’a profondément marqué. » « L’expérience d’Irlande mérite un examen scrupuleux au niveau du Liban : serait-il possible d’aboutir à une étape où ces quatre principes dictent nos discours politiques et médiatiques ? Certes, la nature du conflit irlandais est différente de celle du conflit libanais, mais le modèle irlandais est la preuve que les compromis politiques et historiques, fussent-ils difficiles et douloureux, ne sont certainement pas impossibles. »
Dans son article hebdomadaire au journal al-Anba’, qui relève du Parti socialiste progressiste, le chef du PSP, Walid Joumblatt, a exprimé son estime pour « la méthode calme et sage avec laquelle le Premier ministre désigné Tammam Salam gère les consultations pour la formation du nouveau cabinet, tout en refusant de suivre les pratiques vindicatives et le fromagisme habituel, qu’il veut remplacer par l’alternance, que nous soutenons d’ailleurs ». « Nous souhaitons que les forces politiques facilitent la mission de former le nouveau cabinet, afin que le pays entame une nouvelle étape politique, celle de la stabilité dont les prémices commencent à apparaître. Préserver cette étape est une responsabilité collective, qui ne relève donc pas d’un individu ni d’un responsable en particulier. »Il a étendu...
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