Les deux suspects, Chiheb Esseghaier et Raed Jaser, ont été inculpés pour « complot en vue de commettre un attentat terroriste » et « complot (...) sous la direction d’un groupe terroriste », a indiqué la Gendarmerie royale du Canada (GRC, la police fédérale) lors d’une conférence de presse.
Les suspects, qui n’ont pas la citoyenneté canadienne mais dont la nationalité n’a pas été dévoilée, « recevaient du soutien d’éléments d’el-Qaëïda se trouvant en Iran », en particulier « des ordres et des conseils », a déclaré un porte-parole de la GRC. Toutefois, « il n’y a aucune information indiquant que ces attaques étaient soutenues par l’État iranien », a-t-il précisé.
Les deux suspects ont été arrêtés à Toronto et à Montréal, dans l’Est, à la suite d’une enquête de plus d’un an impliquant notamment la police fédérale américaine (FBI), ont indiqué les autorités.
C’est la première fois au Canada que des chefs d’accusation impliquant el-Qaëda sont déposés, a souligné la GRC.
« Bien que la GRC ait cru que ces individus avaient la capacité et la volonté de poser des actes criminels, il n’y a eu aucun danger imminent pour la population en général, ni pour les employés de chemin de fer, les passagers de train ou l’infrastructure ferroviaire », précise le communiqué de la gendarmerie canadienne.
L’attentat projeté était potentiellement plus dangereux que celui, également déjoué, qui avait été fomenté par le groupe des « 18 de Toronto », démantelé en 2006, selon la télévision publique CBC. Ses membres voulaient alors frapper une série d’institutions canadiennes, notamment la Bourse, le siège des services de renseignements et le Parlement d’Ottawa.
Relativement épargné par le terrorisme international, le Canada est toutefois apparu ces derniers temps comme un vivier pour le recrutement de futurs extrémistes islamistes.
Des médias rapportaient encore la semaine dernière que la spectaculaire attaque menée le 14 avril par un commando de shebab à Mogadiscio (au moins 34 morts) avait été dirigée par un ancien étudiant canadien, Mahad Ali Dhore.
Début avril, on apprenait qu’un Canadien était quant à lui détenu en Mauritanie, où il avait été condamné en 2012 pour avoir tenté de rejoindre un camp d’el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI), au Mali voisin. Des sources avaient indiqué dans les médias locaux qu’il faisait partie d’un petit groupe de Canadiens partis se joindre au jihad dans le Sahel. Deux de ses membres figuraient notamment sur la liste des extrémistes islamistes décédés lors de la prise d’otages du site gazier d’In Amenas, dans le sud-est de l’Algérie, au début du mois de janvier.
À Washington, on précise que ce projet d’attentat n’est pas lié au double attentat à la bombe de Boston qui a fait trois morts et 176 blessés lundi dernier sur la ligne d’arrivée du marathon.
(Sources : agences)


C'est pas rigolo du tout... ,quand l'on sait que les pays frontaliers de l'Iran ont tous leurs sanctuaires terroristes en Iran...chez les azéris ...les kurdes. Les baloutches ...les turkmènes ..les afghans...etc...
14 h 29, le 23 avril 2013