« Hollande, ta loi, on n’en veut pas », « Nous ne lâcherons rien, jamais, jamais, jamais », scandaient les manifestants, agitant de nombreux drapeaux bleus, roses, ou aux couleurs nationales bleu-blanc-rouge. Dans le cortège, où étaient présentes de nombreuses familles avec poussettes et enfants, la plupart des pancartes visaient expressément le droit des futurs couples homosexuels mariés à l’adoption : « L’enfant n’est pas un droit », « Hollande, l’ennemi de la filiation »... « Nous sommes là pour les droits des enfants. On ne peut pas légiférer la perte d’un père ou d’une mère », expliquait Camille, 32 ans, tout en allaitant son fils de quatre mois. « On se sent calomniés quand on nous traite d’homophobes, de fachos », ajoutait la jeune femme.
La manifestation s’est tenue dans un contexte tendu alors que le mouvement, qui se voulait à l’origine pacifique et familial, s’est trouvé à plusieurs reprises ces dernières semaines débordé par des éléments radicaux, venus des rangs de l’extrême droite et des catholiques intégristes. Dans l’après-midi, trois manifestants porteurs de bombes lacrymogènes, et de matraque et poing américain pour deux d’entre eux, ont été interpellés par la police. Et des journalistes ont rencontré dans la foule le leader des Jeunesses nationalistes, groupuscule d’extrême droite, Alexandre Gabriac, déjà inculpé pour des violences cette semaine et accompagné, selon ses dires, d’une « cinquantaine » de militants. Juste avant le début du défilé, la porte-parole du collectif « La Manif pour tous », Frigide Barjot, avait affirmé que les éléments les plus radicaux n’auraient pas accès au cortège, placé sous haute surveillance des forces de l’ordre mais aussi de « services de sécurité professionnels » recrutés par les organisateurs.
À deux jours du vote solennel, demain, du projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe, déjà voté en première lecture par l’Assemblée et le Sénat, la manifestation parisienne était nettement moins importante que la précédente. Il s’agissait cette fois en effet d’un rassemblement « régional », les militants de province affirmant réserver les grands moyens pour une nouvelle manifestation nationale le 26 mai. Comme lors des manifestations précédentes, l’UMP, principal parti d’opposition de droite, et le Front national (extrême droite) ont dépêché des délégations, composées notamment d’élus ceints de leur écharpe tricolore.
À deux kilomètres de la place Denfert-Rochereau, où a été donné le départ de la « manif pour tous », plusieurs centaines de défenseurs du « mariage pour tous » s’étaient rassemblés place de la Bastille « pour l’égalité, contre l’homophobie », en présence de plusieurs personnalités de gauche. « Ceux qui sont pour plus d’égalité doivent aussi se faire entendre », a déclaré le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë. « Il y a des crispations, des sentiments de haine qui remontent à la surface. Il ne faut pas que nous nous résignions », a-t-il ajouté.
L’opinion et la classe politique se déchirent autour de cette première réforme sociétale de la gauche au pouvoir depuis moins d’un an. Selon un dernier sondage BVA, les Français soutiennent pourtant en majorité le droit au mariage homosexuel (58 %) mais sont opposés (53 %) à la possibilité d’adoption pour les couples de même sexe.
(Source : AFP)


Si deux ÂNES MÂLES vivent ensemble lequel sera l'ÂNESSE qui pourrait tendre sa mamelle au petit agneau adopté pour téter du lait ? LA NATURE A BIEN FAIT LES CHOSES... IL NE FAUT PAS Y TOUCHER... Quand aux deux ânes, ils peuvent vivre ensemble...
10 h 58, le 23 avril 2013