Rappelons que le cheikh salafiste accuse le Hezbollah de louer des appartements dans un bâtiment de Saïda pour certains de ses membres, qu’il fait passer, selon lui, pour des étudiants, afin de provoquer des conflits et tirer sur ses partisans. Le Hezbollah a bien sûr démenti son implication dans cette affaire.
À ce sujet, cheikh Assir a accusé hier le Hezb d’avoir tenté d’assassiner son fils et son ami. Dans un entretien avec le journal koweïtien as-Siyassa, il a précisé que « des hommes armés de couteaux, à bord d’une voiture qui roulait à vive allure, ont tenté de poignarder les deux jeunes, blessant légèrement l’ami de mon fils avant de s’enfuir ». Il a affirmé qu’« un appartement près de la mosquée est toujours loué par le Hezb, et qu’il s’y trouve en permanence plus de dix hommes armés prêts à provoquer les habitants du quartier ».
Cheikh Assir a rejeté l’accusation lancée contre lui par le courant du Futur, selon laquelle il serait « une création du Hezbollah ». « La famille Hariri croit qu’une telle accusation lancée contre moi lui permettra de regagner la popularité qu’elle a perdue dans la rue sunnite, or les gens ne la croient plus, malheureusement », a-t-il dit. Il a déploré que « l’Iran et ses partis exercent dorénavant une hégémonie sur le Liban et sur la majorité des hommes politiques libanais ».
Pour sa part, l’ancien député Oussama Saad, secrétaire général de l’Organisation populaire nassérienne, a tenu hier une conférence de presse en son bureau à Saïda, pour mettre en garde contre les dangers qui résulteraient d’un sit-in ouvert tel que celui qu’envisage d’observer cheikh el-Assir. Il a fait assumer cette responsabilité « aux organisateurs, comme à tous ceux qui ont apporté leur appui et leur couverture à de tels mouvements de provocation, à leur tête les deux députés de la ville (NDLR Bahia Hariri et Fouad Siniora) et quelques autres forces politiques, qui ont soutenu ce mouvement par le passé et se taisent aujourd’hui ». Il a ajouté sur sa liste « certaines autorités ministérielles, certains services de sécurité et la justice qui ferme ses yeux et évite de poursuivre les responsables ».


Zut alors! Et moi qui me faisais une telle joie d'assister à son ultime numéro de triste pitre. Remarquez, il commençait à se répéter un peu...trop!
14 h 53, le 19 avril 2013