Le suspense était à son comble hier en Italie, où l’ex-syndicaliste Franco Marini, proposé par les principaux partis, n’a pas réussi à remporter l’élection présidentielle à l’issue du premier tour de scrutin des « grands électeurs ». M. Marini avait remporté 521 voix, soit la majorité absolue, mais il n’a pas obtenu la majorité indispensable des deux tiers (672 voix), requise lors des trois premiers tours de vote. À partir du quatrième, seule la majorité absolue est requise. Son principal concurrent, Stefano Rodotà, un expert en droit constitutionnel proposé par les contestataires du Mouvement cinq étoiles (M5S), a obtenu un bon résultat avec 240 voix, un chiffre bien supérieur au nombre d’élus du M5S. Un second tour a débuté peu après 13h30 GMT au cours duquel les principaux partis ont décidé de voter blanc, dans l’attente, cet après-midi, du quatrième tour à partir duquel seule la majorité absolue est requise.
Le Parlement au grand complet et les représentants des régions, soit 1 007 « grands électeurs », avaient entamé peu après 08h00 GMT un vote crucial pour sortir le pays de l’impasse politique dans laquelle il est embourbé depuis deux mois. À l’issue d’intenses tractations, les deux principaux partis, le Parti démocrate (PD, gauche) et le Peuple de la Liberté (PDL, droite), se sont entendus mercredi sur le nom du démocrate-chrétien de gauche Franco Marini, 80 ans. Président du Sénat de 2006 à 2008, M. Marini « sera en mesure d’assurer une convergence des forces de centre-droit et de centre-gauche », a estimé le leader du PD, Pier Luigi Bersani. Dans la république parlementaire italienne, les pouvoirs du président sont limités. Mais cette année, l’enjeu est de taille en raison du blocage né des dernières élections législatives des 24 et 25 février, sans vainqueur clair. La gauche a remporté la majorité absolue à la Chambre des députés mais pas au Sénat, de sorte que M. Bersani n’a pas réussi à former un gouvernement. Le successeur du président sortant, Giorgio Napolitano, dont le septennat expire le 15 mai, aura donc la difficile tâche de trouver la quadrature du cercle. Comme son prédécesseur, il peut confier la tâche de former un gouvernement à M. Bersani dans l’espoir que celui-ci parvienne finalement à obtenir la confiance au Sénat grâce au vote de transfuges. Il peut faire appel à une autre personnalité, ou encore dissoudre le Parlement et convoquer de nouvelles élections.
(Sources : agences)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le suspense était à son comble hier en Italie, où l’ex-syndicaliste Franco Marini, proposé par les principaux partis, n’a pas réussi à remporter l’élection présidentielle à l’issue du premier tour de scrutin des « grands électeurs ». M. Marini avait remporté 521 voix, soit la majorité absolue, mais il n’a pas obtenu la majorité indispensable des deux tiers (672 voix), requise lors des trois premiers tours de vote. À partir du quatrième, seule la majorité absolue est requise. Son principal concurrent, Stefano Rodotà, un expert en droit constitutionnel proposé par les contestataires du Mouvement cinq étoiles (M5S), a obtenu un bon résultat avec 240 voix, un chiffre bien supérieur au nombre d’élus du M5S. Un second tour a débuté peu après 13h30 GMT au cours duquel les principaux partis ont décidé...