Selon le parlementaire, « la démission du Premier ministre Nagib Mikati le 22 mars a surpris le ministre Sehnaoui, qui s’apprêtait à émettre des décisions devant rapporter des millions de dollars à des sociétés privées détenues par des proches de mouvements politiques pour lesquels il doit sa venue au ministère ».
« Afin d’honorer ses promesses à ces personnes proches et influentes, le ministre a dépêché ses conseillers Karim Kobeissy et Issam Ismaïl, le matin du samedi 23 mars (le lendemain de la démission de Nagib Mikati), aux bureaux du secrétariat général du ministère, où ils ont saisi les registres, à savoir les correspondances, les décisions et les circulaires. Contrevenant aux règles en vigueur, les deux conseillers ont gardé avec eux, jusqu’au mardi 26 mars au soir, ces documents administratifs à la demande du ministre Sehnaoui », a déclaré Ghazi Youssef.
« Lorsque ces documents ont été rendus au ministère, quatre jours après leur détention, il s’est avéré que plusieurs décisions ont été insérées dans ces documents à des dates falsifiées, qui précèdent la date de la démission du cabinet, afin de leur donner une force exécutoire, sachant qu’elles ne sont pas incluses dans la compétence d’un ministre démissionnaire », a poursuivi le député.
Parmi ces décisions, « la décision n° 1/188 en date du 22 mars 2013, par laquelle le ministre accorde un permis non exclusif d’exploitation de transmission vocale à travers l’Internet (Voice over IP, VoIP), relatif aux appels internationaux, à la société Safeco (capital de 4 millions de livres libanaises, enregistrée le 4-6-2012, propriété de Neemetallah Hassan Safieddine et de sa famille) », ajoute Ghazi Youssef, selon qui ce permis violerait un décret de 1959 (n°126) qui donne au ministère des Télécommunications le monopole des appels internationaux et violerait également la loi de 2002 relative aux télécommunications selon laquelle un permis pour les appels internationaux ne peut être accordée qu’en vertu d’un décret pris en Conseil des ministres, sur proposition du ministre, après une adjudication générale internationale dont la loi définit strictement les règles.
Si le ministre a fini par annuler cette décision après sa publication dans le quotidien al-Moustaqbal, comme l’a expliqué Ghazi Youssef, « d’autres décisions falsifiées sont toujours maintenues ». « Par exemple, les deux décisions accordant aux sociétés Homesat SARL et United Cable of Lebanon le permis d’établir des stations de distribution télévisuelle, alors que le décret-loi 126/59 stipule que l’établissement de postes satellitaires privés ne peut se faire que par décret pris en Conseil des ministres », conclut le député.


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Vous dites grosse magouille ...? ou enrichissement personnel ? qui sont les actionnaires de ces Sté ...? Le journalisme d'investigation à un bel avenir dans notre pays...!
10 h 14, le 18 avril 2013