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Liban

Chamoun : Les politiques sont dans un monde, les Libanais dans un autre

C’est peut-être le député Dory Chamoun qui a le mieux résumé hier l’état d’esprit d’un grand nombre de Libanais : les hommes politiques sont dans un monde, et la population dans un autre. « Les Libanais ne considèrent pas que leur vie dépend de la loi électorale. Tout ce qu’ils veulent, c’est pouvoir mener une vie digne et normale, travailler ou aller à l’école sans avoir à se heurter tous les jours à des sit-in, des grèves, des pneus brûlés et des routes fermées », a-t-il dit dans une déclaration à la presse.
Commentant le conflit politique autour de la composition du gouvernement et de la loi électorale, M. Chamoun a estimé qu’en raison des tensions internes et de la situation dramatique dans la région, notamment en Syrie, « il faut que toutes les parties cessent de poser des conditions pour laisser le Premier ministre désigné (Tammam Salam) former le plus rapidement possible son équipe qui dirigera le pays jusqu’aux législatives ». Il a mis en garde contre un report sine die de ces élections, « ce qui donnera la pire image du Liban ». « Est-il possible que le seul État démocratique en Orient ne soit pas capable de respecter les délais constitutionnels ? » s’est-il indigné en affirmant ne pas voir d’inconvénient à ce que la loi électorale de 1960 soit appliquée après l’introduction de quelques amendements au texte.
C’est peut-être le député Dory Chamoun qui a le mieux résumé hier l’état d’esprit d’un grand nombre de Libanais : les hommes politiques sont dans un monde, et la population dans un autre. « Les Libanais ne considèrent pas que leur vie dépend de la loi électorale. Tout ce qu’ils veulent, c’est pouvoir mener une vie digne et normale, travailler ou aller à l’école sans avoir à se heurter tous les jours à des sit-in, des grèves, des pneus brûlés et des routes fermées », a-t-il dit dans une déclaration à la presse.Commentant le conflit politique autour de la composition du gouvernement et de la loi électorale, M. Chamoun a estimé qu’en raison des tensions internes et de la situation dramatique dans la région, notamment en Syrie, « il faut que toutes les parties cessent de poser des conditions pour...
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Oui mais il faut surtout se demander pourquoi ! Quand un peuple n'est pas écouté, est délaissé, n'est pas servi par ses dirigeants, quel crédit peut-il encore leur octroyer ? Cette situation est la résultante de plusieurs décennies de vie politique diamétralement opposée aux principes d'Etat de droit.

Robert Malek

12 h 46, le 17 avril 2013

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Commentaires (1)

  • Oui mais il faut surtout se demander pourquoi ! Quand un peuple n'est pas écouté, est délaissé, n'est pas servi par ses dirigeants, quel crédit peut-il encore leur octroyer ? Cette situation est la résultante de plusieurs décennies de vie politique diamétralement opposée aux principes d'Etat de droit.

    Robert Malek

    12 h 46, le 17 avril 2013

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