Devant les journalistes, Tammam bey a déclaré que « le chemin est encore long. Mais nous ne nous arrêterons qu’après avoir accompli notre principale mission, celle d’organiser les élections législatives ». Tammam bey a encore ajouté que ce qui compte, « c’est que les conflits politiques et les tiraillements ne se transposent pas au sein des institutions publiques et finissent par les paralyser ».
De son côté, le président de l’ordre, Élias Aoun, a félicité le Premier ministre pour sa désignation, tout en lui souhaitant bonne chance et en rappelant le rôle des Salam dans le maintien de la stabilité du Liban et dans le renforcement de l’entente nationale.
Tammam Salam a encore affirmé son attachement aux libertés et en particulier à la liberté d’expression, précisant que le régime démocratique libanais repose sur le respect de cette liberté. Il a ensuite rendu hommage à la presse libanaise qui constitue en quelque sorte le poumon du Liban et qui représente le lien entre les responsables et la population.
Tammam bey a affirmé que la période actuelle est délicate et difficile et il a sollicité l’aide de Dieu pour pouvoir coopérer avec toutes les parties dans le but de sortir le Liban de la crise. Le Premier ministre désigné a estimé que la tenue des consultations parlementaires a montré que le système libanais a des mécanismes qui fonctionnent et il a précisé que la désignation a donné un message fort alors qu’elle a été précédée d’un climat tendu. Il a ajouté que les conflits politiques remontent à des décennies, voire des siècles, et ils dureront probablement toujours. Mais ce qui compte c’est de préserver les institutions démocratiques qui encadrent la situation. Sinon, les conflits se transposeront dans la rue et les souffrances des citoyens et de la patrie commenceront.
Il a rappelé qu’il a donné au gouvernement qu’il compte former le nom de « gouvernement de l’intérêt national ». Mais il a précisé qu’un tel gouvernement exige beaucoup d’efforts pour être formé. Tout en promettant qu’il y aura des femmes dans son gouvernement, Tammam Salam a refusé de répondre à la question du froid éventuel qu’il y aurait entre lui et le président de la Chambre, se contenant de dire qu’il y a « beaucoup de déductions. Mais nous avons éteint nos moteurs ».
Tammam Salam a reçu aussi le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, et le ministre des Finances du gouvernement démissionnaire, Mohammad Safadi. Il s’est ensuite rendu dans l’après-midi au palais de Baabda pour un dernier bilan des concertations gouvernementales avec le chef de l’État.



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