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Sport - Football - Allemagne

La nouvelle Mannshaft s’appuie sur les jeunes

Une équipe nationale désormais connue pour son jeu flamboyant, deux clubs qualifiés pour les demi-finales de la Ligue des champions : le football allemand récolte les fruits de dix ans d’efforts dans le domaine de la formation.
Tout a commencé avec les résultats médiocres de la Coupe du monde 1998 et de l’Euro 2000.
La supériorité de l’équipe nationale ayant servi d’étalon pendant cinquante ans, il était bien temps de revoir les bases.
Une attention particulière a été accordée aux plus jeunes, la DFB mettant en place des unités mobiles d’entraînement pour aller dans les écoles distiller des conseils d’entraînement.
Depuis 2002, une règle impose à chaque club de première et deuxième division de se doter d’un centre de formation. Plus de 700 millions d’euros ont été investis dans le développement de la jeunesse sur cette dizaine d’années.
Résultat, plus de la moitié des joueurs de Bundesliga viennent d’un centre de formation. Parmi eux, les internationaux Marco Reus, Mesut Özil, Thomas Müller ou Mario Götze.
Quelque 275 joueurs de Bundesliga sur 525 sortent d’un centre de formation, alors qu’il y a six ans, ils n’étaient qu’une centaine au total dans les deux premières divisions.

Le contre-exemple Klose
La solidité financière de la majorité des grands clubs a facilité le développement de la formation.
Curieusement, Miroslav Klose, qui est à une unité du record de 68 buts en sélection de Gerd Müller, illustre tout ce qui ne fonctionnait pas il y a 15 ans.
Sa carrière internationale a débuté en 2001, sans expérience préalable en équipe de jeunes – plus jamais ça, ont promis les responsables du football allemand.
Le talent de Klose, 126 sélections au compteur, est passé inaperçu pendant des années.
À la Coupe du monde 2010, l’Allemagne a aligné sa plus jeune équipe depuis 76 ans, et 19 des 23 joueurs étaient issus d’un centre de formation.
Ces dernières années, les clubs ont gagné en attractivité, les droits télés ont grandement augmenté et un stade allemand accueille en moyenne 42 000 spectateurs par match.
En Europe, les équipes allemandes font leur grand retour avec le Bayern Munich, finaliste de deux des trois dernières éditions de la Ligue des champions, où le Borussia Dortmund s’est lui aussi appuyé sur les joueurs maison.
L’Allemagne, comme la France, a même commencé à exporter ses talents, Sami Khedira et Özil, venus de centres de formation, ayant rejoint le Real Madrid. Per Mertesacker et Lukas Podolski jouent pour leur part à Arsenal.
Seul manque à l’Allemagne, le trophée majeur qui lui échappe depuis l’Euro 1996. Pour la Coupe du monde au Brésil, l’an prochain, les jeunes auront pris de la graine.
(Source : Reuters)
Tout a commencé avec les résultats médiocres de la Coupe du monde 1998 et de l’Euro 2000.La supériorité de l’équipe nationale ayant servi d’étalon pendant cinquante ans, il était bien temps de revoir les bases.Une attention particulière a été accordée aux plus jeunes, la DFB mettant en place des unités mobiles d’entraînement pour aller dans les écoles distiller des conseils d’entraînement.Depuis 2002, une règle impose à chaque club de première et deuxième division de se doter d’un centre de formation. Plus de 700 millions d’euros ont été investis dans le développement de la jeunesse sur cette dizaine d’années.Résultat, plus de la moitié des joueurs de Bundesliga viennent d’un centre de formation. Parmi eux, les internationaux Marco Reus, Mesut Özil, Thomas Müller ou Mario Götze.Quelque 275...
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