Rechercher
Rechercher

Liban

Sleiman n’aurait pas l’intention de saisir le Conseil constitutionnel avec le PSP

La suspension des délais électoraux jusqu’au 19 mai est perçue soit comme l’ultime occasion de s’entendre sur une nouvelle loi électorale, soit comme le moyen masqué de torpiller l’échéance électorale.
Le président de la République Michel Sleiman semble soutenir ses efforts pour le déroulement des élections à la date prévue, tandis que le Front de lutte nationale de Walid Joumblatt prépare une saisine contre la loi relative à la suspension des délais, devant le Conseil constitutionnel.
Le conseiller du chef de l’État, l’ancien ministre Khalil Hraoui, a confirmé hier que le président Sleiman l’a chargé d’une « mission visant à sonder les différentes forces politiques sur la loi électorale », afin d’accélérer le consensus sur une nouvelle loi. Il a démenti toutefois l’existence d’une intention, chez le président Sleiman, de saisir le Conseil constitutionnel contre la loi sur la suspension des délais. « Le président Sleiman œuvre pour amener les différentes parties à s’entendre sur une nouvelle loi consensuelle », a-t-il souligné. C’est cette volonté qui aurait d’ailleurs amené le président à signer la loi sur la suspension des délais, deux jours après son approbation au Parlement. Néanmoins, le conseiller du président s’est dit « compréhensif au sujet de la position du Front de lutte nationale » en ce qui concerne la saisine du Conseil constitutionnel.
En réalité, c’est avec l’accord implicite du chef de l’État, mais aussi du chef du bloc du Futur le député Fouad Siniora, que le Front de lutte nationale envisage de saisir le Conseil constitutionnel.
Dans ce contexte, le secrétaire général du Parti socialiste progressiste Zafer Nasser a précisé que le parti ne s’est pas encore décidé sur la date de la saisine qu’il compte présenter. « Cette affaire a encore besoin de temps », a-t-il ajouté, précisant que « nous attendons la publication de la loi dans le Journal officiel ».
Pour sa part, l’ancien député Salah Honein a fait remarquer que la saisine « aura d’importantes chances d’aboutir, à condition qu’elle se base sur des éléments juridiques fixes et concrets, et soit présentée dans les délais impartis ». Il a souligné par ailleurs que la suspension jusqu’au 19 mai « est en réalité une prorogation masquée du mandat du Parlement ». « En dépit des tares de la loi de 1960, celle-ci reste préférable à l’option des prorogations, anticonstitutionnelles et illégales », a affirmé Salah Honein.
La suspension des délais électoraux jusqu’au 19 mai est perçue soit comme l’ultime occasion de s’entendre sur une nouvelle loi électorale, soit comme le moyen masqué de torpiller l’échéance électorale. Le président de la République Michel Sleiman semble soutenir ses efforts pour le déroulement des élections à la date prévue, tandis que le Front de lutte nationale de Walid Joumblatt prépare une saisine contre la loi relative à la suspension des délais, devant le Conseil constitutionnel. Le conseiller du chef de l’État, l’ancien ministre Khalil Hraoui, a confirmé hier que le président Sleiman l’a chargé d’une « mission visant à sonder les différentes forces politiques sur la loi électorale », afin d’accélérer le consensus sur une nouvelle loi. Il a démenti toutefois l’existence d’une...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut