Le photographe Jacques Lowe avait pris en trois ans, de 1958 à 1961, 40 000 photos qu’il considérait si précieuses qu’il les a entreposées dans le coffre d’une banque, au World Trade Center à New York. Tous les négatifs ont été détruits dans l’attentat du 11-Septembre. C’est grâce à 1 500 planches-contacts de ces photos, qui ont été patiemment numérisées et nettoyées de leurs marques de stylo ou d’agrafes, que le musée a pu sélectionner les 70 images exposées, plus une centaine accessibles sur écran d’ordinateur. Brendan Smialowski/AFP
« JKF » s’articule autour de deux volets, avec une exposition d’images prises par le photographe Jacques Lowe, qui a suivi le candidat démocrate en campagne jusqu’aux premiers jours de son accession à la présidence, et « Trois coups de feu tirés », une présentation dédiée au jour de l’assassinat. Les photos de Jacques Lowe, décédé en 2001, « ont contribué à créer le mythe » Kennedy, dit Indira Williams Babic, responsable des documents visuels du musée, en racontant comment le photojournaliste avait été choisi par le père du candidat, Joe Kennedy, pour suivre la campagne de son fils cadet. Jacques Lowe a eu ainsi un accès unique à la famille et certaines photos, largement utilisées par les magazines, sont devenus iconiques, ajoute la jeune femme. Il y a celle de la petite Caroline tout bébé croquant les perles de sa maman Jackie, mais d’autres n’ont peut-être jamais été publiées, selon Mme Williams Babic.
Une série montre ainsi le candidat déjeunant, encore anonyme, dans un restaurant de campagne, le couple faisant du bateau, ou la petite Caroline jouant avec les secrétaires de la Maison-Blanche. « On connaît tous les photos de John John jouant sous le bureau de son père, moins celles de Caroline dans la même situation », dit-elle. Une autre rassemble Jackie Kennedy et Yvonne de Gaulle, l’épouse du général de Gaulle, seules en voiture, lors de la célèbre visite du couple en France en juin 1961, à côté d’exemplaires de Paris Match ou de magazines américains.
Jacques Lowe a pris en trois ans, de 1958 à 1961, 40 000 photos qu’il considérait si précieuses qu’il les a entreposées dans le coffre d’une banque, au World Trade Center à New York. Tous les négatifs ont été détruits dans l’attentat du 11-Septembre. C’est grâce à 1 500 planches-contacts de ces photos, qui ont été patiemment numérisées et nettoyées de leurs marques de stylo ou d’agrafes, que le musée a pu sélectionner les 70 images exposées, plus une centaine accessibles sur écran d’ordinateur. La seconde section est totalement consacrée au jour de l’assassinat, raconté du point de vue des journalistes. Le visiteur peut lire sur un vieux téléscripteur de l’agence de presse UPI le bulletin expédié par son journaliste, quatre minutes après les coups de feu : « Kennedy blessé, peut-être tué, par la balle d’un meurtrier. »
Des blocs-notes, des appareils photo et même la pipe du célèbre présentateur Walter Cronkite – que l’on voit, ému, annoncer la mort du président sur CBS – évoquent les instruments de travail d’alors. Une chemise de l’assassin Lee Harvey Oswald, jamais exposée, a été prêtée par les Archives nationales.
(Source : AFP)


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