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Moyen Orient et Monde - Iran

Un violent séisme fait 30 morts dans la région de Bouchehr

Dans la région de Bouchehr, un village a été totalement rasé. Photo Reuters

Un puissant séisme a frappé hier une zone rurale du sud de l’Iran, à une centaine de kilomètres de la ville de Bouchehr où est construite la seule centrale nucléaire du pays, faisant au moins 30 morts et 800 blessés selon un bilan provisoire qui pourrait s’alourdir. Située sur la côte du Golfe, l’installation nucléaire n’a pas été endommagée par ce séisme, d’une magnitude estimée à 6,1 par le Centre de sismologie iranien, a affirmé le gouverneur de la province de Bouchehr, Fereydoun Hasanvand. L’ingénieur en chef de la centrale, Mahmoud Jafari, a également assuré qu’il n’y avait eu « aucune rupture dans les protocoles opérationnels ou de sécurité ».
Selon la télévision, l’électricité et les communications téléphoniques ont été coupées dans le secteur touché, où près d’une quinzaine de répliques ont été enregistrées. La plus forte a été mesurée à 5,3 degrés de magnitude. Le séisme a eu lieu à 16h22 heure locale (11h52 GMT), selon le Centre américain de géophysique (USGS) qui a estimé sa magnitude à 6,3. Le séisme, dont l’épicentre se situe dans la localité de Kaki (12 000 habitants), à 89 km au sud-est de la ville côtière de Bandar Bouchehr, a également été ressenti jusqu’à la grande ville de Shiraz, située dans les terres à 170 km au nord-est de Kaki.
Selon des témoins, la secousse a été aussi ressentie dans les monarchies arabes du Golfe proches de l’Iran, notamment les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar et le Koweït, provoquant la panique dans certaines tours de bureaux. « Je regardais la télévision quand tout l’immeuble s’est mis à trembler. On a eu très peur », a raconté un habitant d’Abou Dhabi. Les médias locaux ont rapporté que plusieurs tours avaient été évacuées à Dubaï. « Nous avons ressenti une légère secousse à Dubaï il y a un moment. Les lustres tremblaient », a raconté un habitant de Dubaï sur Twitter. Des témoins à Manama ont pour leur part fait état de l’évacuation de plusieurs immeubles à la suite du séisme. « Tout le bureau a tremblé. On a eu peur », a raconté pour sa part un employé travaillant dans une tour de la capitale koweïtienne.

Yellow Cake
Pendant ce temps, l’Iran, qui fêtait hier la Journée nationale de la technologie nucléaire, a inauguré deux mines d’extraction d’uranium pour fournir un nouveau complexe de production de Yellow Cake, un pas de plus dans son programme nucléaire controversé alors que les négociations avec les grandes puissances traînent en longueur. Les deux mines, d’une profondeur maximale de 350 mètres sous terre, sont situées à Sagand, dans la province de Yazd (centre), à une centaine de kilomètres du nouveau complexe, construit à Ardakan. Ce dernier aura une capacité de production annuelle de 60 tonnes, selon la télévision d’État, qui a montré les images des nouvelles installations. Le Yellow Cake, du concentré d’uranium, est transformé en minerai destiné à produire du gaz UF6 utilisé dans les centrifugeuses pour enrichir l’uranium.
Le président Mahmoud Ahmadinejad a par ailleurs demandé à l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) « d’accélérer » le programme nucléaire. Le chef de l’OIEA, Fereydoun Abbassi Davani, a pour sa part assuré que l’Iran ne suspendrait pas l’enrichissement d’uranium à 20 % et n’enverrait pas son stock existant à l’étranger, conformément aux demandes des grandes puissances. « Nous avons encore besoin de produire du combustible », a-t-il ajouté, alors que l’Iran prévoit de construire cinq nouveaux réacteurs de recherche. Selon le dernier rapport de l’AIEA, publié en février, l’Iran a produit 280 kilos d’uranium à 20 %, dont 115 kilos ont été transformés en combustible, ce qui rend difficile son éventuelle utilisation à des fins militaires. Les pays occidentaux et Israël accusent l’Iran de vouloir utiliser l’enrichissement d’uranium pour fabriquer l’arme atomique, ce que Téhéran a toujours démenti en affirmant que son programme est uniquement à but pacifique.
(Sources : agences)
Un puissant séisme a frappé hier une zone rurale du sud de l’Iran, à une centaine de kilomètres de la ville de Bouchehr où est construite la seule centrale nucléaire du pays, faisant au moins 30 morts et 800 blessés selon un bilan provisoire qui pourrait s’alourdir. Située sur la côte du Golfe, l’installation nucléaire n’a pas été endommagée par ce séisme, d’une magnitude estimée à 6,1 par le Centre de sismologie iranien, a affirmé le gouverneur de la province de Bouchehr, Fereydoun Hasanvand. L’ingénieur en chef de la centrale, Mahmoud Jafari, a également assuré qu’il n’y avait eu « aucune rupture dans les protocoles opérationnels ou de sécurité ».Selon la télévision, l’électricité et les communications téléphoniques ont été coupées dans le secteur touché, où près d’une...
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