Ban Ki-moon a ainsi appelé la Syrie à « coopérer » avec la mission des enquêteurs que l’ONU souhaite envoyer dans le pays pour déterminer si des armes chimiques sont utilisées dans le conflit. Rappelant avoir reçu des délégations du gouvernement syrien le 20 mars puis de Grande-Bretagne et de France le 21 mars, M. Ban a affirmé n’avoir eu « aucune communication officielle du gouvernement syrien en ce domaine ».
Damas avait rejeté la veille la mission telle que l’a proposée M. Ban, qui envisage un déploiement sur tout le territoire syrien. Selon le ministère des Affaires étrangères syrien, M. Ban a « cédé aux pressions d’États connus pour leur soutien à l’effusion de sang en Syrie », sans identifier ces nations. Le ministère syrien a rappelé que Damas a demandé aux Nations unies d’envoyer « une mission technique neutre et honnête au village de Khan Aassal dans la province d’Alep pour enquêter sur ce qui s’est passé après que le village eut été la cible d’un missile doté de matières chimiques toxiques tiré par les bandes terroristes ».
M. Ban a répété hier à Rome que « l’objectif initial de la mission en Syrie est l’incident de Khan Aassal. Mais sur la base des informations dont je dispose, j’ai estimé que la mission doit aussi vérifier l’accusation d’utilisation d’armes chimiques à Homs le 23 décembre ».
Parallèlement, Ban Ki-moon a lancé un appel à l’apaisement concernant la situation en Corée du Nord, en soulignant que « le niveau de tension actuel est très dangereux ». « Un petit incident pourrait déclencher une situation incontrôlable », a ainsi averti M. Ban devant la presse à Rome, après avoir rencontré les autorités politiques italiennes et le nouveau pape François.
« J’ai appelé les pays concernés dans et autour de la péninsule coréenne à exercer leur influence sur les dirigeants nord-coréens. J’ai parlé aux dirigeants chinois et je parlerai avec le président Obama demain », a en outre expliqué M. Ban.
Il a aussi lancé un appel à la réouverture du complexe industriel intercoréen de Kaesong. « C’est le projet de coopération le plus réussi entre le Nord et le Sud et il peut leur permettre d’élargir leurs relations. J’appelle de nouveau à le rouvrir. Il ne doit pas être touché par des considérations politiques alors que c’est purement un projet économique », a expliqué M. Ban.
(Source : AFP)

