Sur un autre plan, les autorités égyptiennes ont annoncé que l’aéroport du Caire va fermer partiellement la nuit pour économiser l’énergie et tenir compte d’une baisse du trafic, une mesure qui constitue un nouveau signe de la grave crise économique que traverse le pays. À compter du début du mois de juin, deux des trois pistes de l’aéroport international seront « fermées à partir de 01h30 pour quatre heures (...) », a déclaré le ministre de l’Aviation civile Wael Maadaoui, dans des déclarations rapportées hier par la presse. Seule la piste du terminal 3 de l’aéroport, l’un des plus importants du Moyen-Orient, restera ouverte 24h/24h. Les revenus de l’aéroport ne sont pas suffisants pour couvrir les dépenses engendrées par son ouverture permanente, selon le ministre.
Hausse du gaz
En outre, les autorités égyptiennes ont relevé hier de 60 % le prix de la bonbonne de gaz butane à usage domestique 48 heures avant l’arrivée au Caire d’une délégation du Fonds monétaire international chargée de négocier les conditions d’un prêt de 4,8 milliards de dollars. Pour les entreprises, le prix de la bonbonne augmentera de 100 %. Le gouvernement Morsi fait l’objet de pressions de la part du FMI pour qu’il allège les subventions d’État au secteur de l’énergie. Ces dernières grèvent lourdement le budget, au risque de déclencher un nouveau soulèvement dans une population déjà durement éprouvée par la crise économique.
Enfin, le procureur général égyptien Talaat Abdallah a affirmé samedi qu’il allait faire appel d’une décision de justice appelant au retour de son prédécesseur, limogé par le président Morsi, a rapporté l’agence de presse MENA. M. Abdallah a estimé que cette décision de justice annulant le limogeage de son prédécesseur, Abdel Meguid Mahmoud, par le chef de l’État « ne doit pas être appliquée », et qu’il allait « suivre les étapes légales pour faire appel », a indiqué la MENA. La cour d’appel du Caire a ordonné mercredi dernier l’annulation de ce limogeage et le retour de Abdel Meguid Mahmoud à son poste. Ce dernier a indiqué qu’il n’avait pas encore décidé de revenir ou non à ses anciennes fonctions. Le jugement de mercredi pourrait provoquer une nouvelle épreuve de force entre la présidence et le pouvoir judiciaire, dont les relations sont déjà tendues.
(Source : AFP)


Les Frères msusulmans et leur pouvoir à la tête duquel ils ont placé le président le plus médiocre possible mènent l'Egypte directement à la faillite et à la ruine. Ce n'est point par des attitudes et des mesures ridicules contre la presse et sa liberté indispensable qu'ils vont pouvoir éviter d'en arriver là. En 1953 déjà le président Abdel-Nasser se moquait sans miséricorde des Frères musulmans et stigmatisait leur ridicule. J'invite les lecteurs à voir une vidéo illustrant bien une telle moquerie. En voici le "link" : www.youtube.com/embed/D-DZUnh8-Ro
06 h 44, le 02 avril 2013