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Moyen Orient et Monde - Turquie

Le président du Parlement tire la sonnette d’alarme pour une nouvelle Constitution

La Turquie a besoin d’urgence d’une nouvelle Constitution plus respectueuse des libertés fondamentales si elle veut conserver son image de « modèle » pour le monde arabe, a déclaré hier le président du Parlement turc, Cemil Ciçek, devant la presse à Ankara. M. Ciçek a souligné la nécessité de parvenir à un compromis avant la période électorale chargée qui s’annonce pour 2014 (municipales, présidentielle) et 2015 (législatives). « Il est difficile de rédiger un nouveau texte dans une atmosphère d’élections. Nous n’avons plus beaucoup de temps devant nous », a donc prévenu M. Ciçek, qui est un membre du Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir. L’opposition reproche à M. Erdogan de vouloir modifier la Constitution pour élargir les pouvoirs du président, un poste qu’il ne fait plus mystère de vouloir briguer dès 2014.
Depuis 2011, les quatre partis politiques représentés à l’Assemblée nationale turque sont réunis au sein d’une commission spéciale chargée de la rédaction d’une Loi fondamentale destinée à remplacer celle élaborée par les militaires après le coup d’État de 1980 et amendée plusieurs fois depuis.
Mais les travaux n’avancent guère, les formations politiques étant profondément divisées sur des questions essentielles concernant notamment l’octroi davantage de droits à la minorité kurde et la laïcité. Exaspéré par le retard pris par les travaux, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a menacé que faute d’un accord d’ici à la fin avril, le gouvernement islamo-conservateur présenterait son propre texte au Parlement.

(Source : AFP)
La Turquie a besoin d’urgence d’une nouvelle Constitution plus respectueuse des libertés fondamentales si elle veut conserver son image de « modèle » pour le monde arabe, a déclaré hier le président du Parlement turc, Cemil Ciçek, devant la presse à Ankara. M. Ciçek a souligné la nécessité de parvenir à un compromis avant la période électorale chargée qui s’annonce pour 2014 (municipales, présidentielle) et 2015 (législatives). « Il est difficile de rédiger un nouveau texte dans une atmosphère d’élections. Nous n’avons plus beaucoup de temps devant nous », a donc prévenu M. Ciçek, qui est un membre du Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir. L’opposition reproche à M. Erdogan de vouloir modifier la Constitution pour élargir les pouvoirs du président, un poste qu’il ne fait...
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