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Agenda - Colloque

L’ASPT se penche sur les moyens de sauvegarder le patrimoine de Tripoli

Photo souvenir des membres de l’ASPT autour de Jack Lang, ancien ministre français de la Culture et président de l’Institut du monde arabe.

À l’initiative des membres fondateurs de l’Association française pour la sauvegarde du patrimoine de Tripoli (ASPT), présidée par Joumana Chahal Timery, un colloque ayant pour thème « Tripoli, cri d’alarme » a été organisé mardi en partenariat avec le conseil régional d’Île-de-France, au siège de celui-ci.
Il s’agit du deuxième colloque de l’ASPT, qui compte parmi ses membres Faten Mourad, Rawa Khatib, Fahim Mawas, Walid Chmaït et Antoine Menassa, qui est également membre du conseil mondial de l’ULCM.
Un grand nombre d’experts français et d’autres venus de l’étranger, notamment du Liban, ont débattu des moyens de protéger « un trésor inestimable et précieux qu’est le patrimoine de la ville de Tripoli ». Le conseil régional d’Île-de-France a accordé à cet événement une attention particulière.
L’actualité régionale, l’insécurité et la situation désastreuse à Tripoli depuis un certain temps ont relégué aux oubliettes le dossier du patrimoine architectural et de certains vestiges qui s’effacent à cause de l’acharnement de certains promoteurs immobiliers. Les spécialistes ont ainsi évoqué l’historique de la réhabilitation et la protection de villes pratiquement dans le même cas de figure. Ils ont présenté plusieurs propositions et recommandations concluantes.
Jack Lang, ancien ministre français de la Culture et actuel président de l’Institut du monde arabe, qui a évoqué les relations « exceptionnelles » entre la France et le Liban, a lancé avec émotion : « Cessez cette violence contre la pierre. La pierre ne manifeste pas. Les pierres ne pleurent pas. Il est normal aujourd’hui de ne pas comprendre l’incompréhensible afin que notre chagrin et nos larmes puissent arrêter tant d’injustice. » Il a insisté sur la nécessité de protéger et de sauvegarder ce qui pourrait encore être sauvé à Tripoli, en s’engageant à apporter à l’ASPT un grand soutien dans le but d’élaborer des conventions et des partenariats permettant de répertorier et de recenser dans un premier temps les immeubles anciens et historiques de la ville.
Le colloque a commencé sur une note poétique qui a touché le public, puisque Aïda Raféii Mawas a donné lecture d’un poème dédié à sa ville d’origine devant une assistance composée du ministre démissionnaire de la Culture, Gaby Layoun, de l’ambassadeur du Liban, Boutros Assaker, de l’ambassadeur délégué permanent du Liban à l’Unesco, Khalil Karam, du mufti de Tripoli et du Liban-nord, cheikh Malek Chaar, de M. Élie Abboud, Francais d’origine libanaise et député à l’Assemblée nationale, de trois diplomates, Ghadi Khoury, Walid Minkara, Roula Noureddine, ainsi que de Mme Naya Khairallah, attachée culturelle auprès de l’Unesco, et de MM. Bahjat Rizk et Serge Akl, directeur de l’Office du tourisme.
Un hommage particulier a été rendu par l’ASPT au grand écrivain et poète Salah Stetié, qu’elle a remercié pour son soutien sans pareil à la ville de Tripoli, à travers ses écrits. Cet hommage a conclu six heures de débats.
À l’initiative des membres fondateurs de l’Association française pour la sauvegarde du patrimoine de Tripoli (ASPT), présidée par Joumana Chahal Timery, un colloque ayant pour thème « Tripoli, cri d’alarme » a été organisé mardi en partenariat avec le conseil régional d’Île-de-France, au siège de celui-ci.Il s’agit du deuxième colloque de l’ASPT, qui compte parmi ses membres Faten Mourad, Rawa Khatib, Fahim Mawas, Walid Chmaït et Antoine Menassa, qui est également membre du conseil mondial de l’ULCM.Un grand nombre d’experts français et d’autres venus de l’étranger, notamment du Liban, ont débattu des moyens de protéger « un trésor inestimable et précieux qu’est le patrimoine de la ville de Tripoli ». Le conseil régional d’Île-de-France a accordé à cet événement une attention...