Des jeunes filles témoignent de la discrimination dont elles sont victimes au Liban.
Le secrétaire général du CLDH, Wadih al-Asmar, a souligné la gravité des faits de discrimination perpétrés au Liban, allant de la discrimination fondée sur la couleur de la peau à celle basée sur la condition sociale, en passant par la discrimination à l’encontre des femmes libanaises qui ne peuvent transmettre la nationalité à leurs enfants nés d’unions avec des étrangers. Il a également dénoncé le système du garant qui régit le séjour des employées de maison étrangères et qui pave la voie à l’esclavage moderne.
La conférence a été ponctuée par des témoignages. Natacha, une étudiante française d’origine congolaise, a ainsi fait part, au cours d’une visioconférence, de la discrimination fondée sur la couleur de sa peau dont elle a été victime au cours d’un séjour d’un an et demi qu’elle avait effectué au Liban.
À leur tour, Tanisha, Lynn, Amal, Baptiste, Maria et Hiba, respectivement originaires d’Inde, des États-Unis, du Liban, de France, des Philippines et du Soudan, ont exprimé chacun à sa manière leur refus du racisme et de la discrimination constatés au Liban.
« Je me sens chez moi au Liban, mais je ne peux que constater le racisme dont est victime la Bangladaise qui travaille chez mes parents, confie Tanisha. Les Libanais devraient s’ouvrir aux autres cultures. »
« On me refuse la nationalité libanaise, alors que je suis née au Liban d’une mère libanaise. Je me sens trahie », dénonce à son tour Lynn, 12 ans, née d’un père américain et d’une mère libanaise.
« Ma mère travaille dans les maisons et je suis fière d’elle. Je demande à tous les Libanais de respecter les étrangers », lance quant à elle Amal, une jeune enfant philippino-soudanaise de 12 ans.
« On se fait insulter dans la rue parce qu’on est noires, pourtant nous sommes comme vous », ont lancé de leur côté Maria et Hiba, deux autres jeunes filles soudanaises. « Nous avons peur de sortir parce que nous n’avons pas de papiers, et pourtant nous sommes nées au Liban », ont-elles ajouté.


oui, mais il y a le racisme dans les deux sens
01 h 46, le 27 mars 2013