Le ministre italien des Affaires étrangères démissionne
OLJ /
le 27 mars 2013 à 00h06
Le chef de la diplomatie italienne a démissionné de façon spectaculaire hier pour se démarquer du gouvernement qui avait renvoyé en Inde la semaine dernière deux militaires italiens accusés de meurtre, dans le but de désamorcer une crise diplomatique. « Je démissionne car cela fait 40 ans que je considère qu’il faut sauvegarder l’honneur du pays, des forces armées et de la diplomatie italienne », a déclaré le ministre Giulio Terzi, au cours d’une audition à la Chambre des députés. Il s’est aussi dit « solidaire des deux fusiliers marins et de leurs familles ». Pour sa part, le président du Conseil, Mario Monti, a déclaré « avoir appris avec stupeur », la nouvelle de la démission de M. Terzi qui ne lui avait rien annoncé au cours de leur rencontre dans la matinée. De plus, M. Monti s’est rendu hier soir chez le président de la République Giorgio Napolitano qui a ratifié la démission de M. Terzi et a chargé le chef du gouvernement d’assurer l’intérim à ce poste. Quant au ministre de la Défense, Giampaolo Di Paola, il a exclu de quitter ses fonctions, affirmant « ne pas vouloir abandonner un navire en difficulté ». Le gouvernement Monti a été très critiqué aussi bien à droite qu’à gauche pour sa gestion de cette affaire en raison des décisions contradictoires prises par Rome et surtout du renvoi des soldats en Inde. Ces deux fusiliers marins sont poursuivis pour avoir tué deux pêcheurs indiens qu’ils disent avoir pris pour des pirates, alors qu’ils assuraient la sécurité d’un pétrolier italien au large des côtes du sud-ouest de l’Inde le 15 février 2012. Depuis, l’affaire n’a cessé d’empoisonner les relations entre les deux pays. Massimiliano Latorre et Salvatore Girone avaient été autorisés par la justice indienne à retourner en Italie pour voter aux législatives de fin février, avec la promesse de revenir en Inde d’ici au 22 mars. (Source : agences)
Le chef de la diplomatie italienne a démissionné de façon spectaculaire hier pour se démarquer du gouvernement qui avait renvoyé en Inde la semaine dernière deux militaires italiens accusés de meurtre, dans le but de désamorcer une crise diplomatique. « Je démissionne car cela fait 40 ans que je considère qu’il faut sauvegarder l’honneur du pays, des forces armées et de la diplomatie italienne », a déclaré le ministre Giulio Terzi, au cours d’une audition à la Chambre des députés. Il s’est aussi dit « solidaire des deux fusiliers marins et de leurs familles ». Pour sa part, le président du Conseil, Mario Monti, a déclaré « avoir appris avec stupeur », la nouvelle de la démission de M. Terzi qui ne lui avait rien annoncé au cours de leur rencontre dans la matinée. De plus, M. Monti s’est rendu...
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