Le président américain s’est rendu de Amman à Petra, site grandiose dans le sud de la Jordanie, par hélicoptère pour admirer les vestiges aux dégradés de couleurs ocre et saumon. Une violente tempête de sable s’étant calmée, il a pu survoler les montagnes et plaines de Jordanie et rejoindre la cité historique en moins d’une heure. « C’est impressionnant, spectaculaire », a commenté le président en admirant la façade de 40 mètres du plus célèbre temple de Petra, le « Trésor », creusé dans le grès rose, probablement un monument funéraire royal datant du Ier siècle après J.-C. Portant un pantalon kaki, un pull, un coupe-vent bleu et des lunettes de soleil, M. Obama a emprunté le célèbre « Sîq », un long défilé taillé dans la roche et qui débouche sur le site de Petra, le site le plus touristique de Jordanie.
Petra était l’ultime étape de la première visite présidentielle de Barack Obama en Israël, dans les territoires palestiniens et en Jordanie. Il était arrivé à Amman vendredi après-midi pour des entretiens avec le roi Abdallah II axés sur la crise des réfugiés syriens qui affluent en Jordanie et les efforts de relance du processus de paix au Proche-Orient. D’après les autorités, le royaume accueille plus de 460 000 Syriens, dont 120 000 dans le seul camp de Zaatari, au Nord.
Par ailleurs, dans un discours vibrant à 2 000 jeunes Israéliens jeudi à Jérusalem, point fort de sa visite, le président Obama a exhorté Israël et les Palestiniens à choisir la paix, sans toutefois tracer de voie pour parvenir à une solution à deux États. « Le but de la visite d’Obama en Israël a été atteint : il a gagné le cœur des Israéliens », a résumé la presse israélienne. Les dirigeants palestiniens n’ont eu en revanche guère de motif de satisfaction, sinon le déblocage de 500 millions de dollars d’aide qui étaient gelés par le Congrès depuis des mois.
(Source : AFP)

