L’équipe de France a préparé vendredi de la meilleure des manières son rendez-vous contre l’Espagne en ne faisant qu’une bouchée de la Géorgie. Charles Platiau/Reuters
Quatre jours avant de défier l’Espagne, l’équipe de France a rempli son contrat en s’imposant face à la Géorgie (3-1), hier au Stade de France, et peut désormais préparer avec sérénité le choc du groupe I des qualifications du Mondial 2014 contre les champions du monde et d’Europe.
Sur le plan comptable, les buts inscrits par Olivier Giroud (45e+1), son 3e en 16 sélections, Mathieu Valbuena (47e, 5e but en 20 capes) et Franck Ribéry (60e, 12e but en 72 sélections) permettent déjà aux Bleus de virer seuls en tête de la poule, après le match nul entre l’Espagne et la Finlande à Gijon (1-1).
Pour espérer mieux et un ticket direct pour le Brésil, ils devront maintenant réussir un exploit mardi contre la Roja, qui pourrait être reléguée à 5 points en cas de défaite. Ce qui suffit à situer la bonne opération réussie par les Tricolores hier.
La prestation des Français n’a pas toujours été à la hauteur, surtout en première période, et Hugo Lloris a dû s’employer à deux reprises pour empêcher une cruelle désillusion à ses coéquipiers (28e, 42e) mais l’essentiel pour Didier Deschamps et ses troupes était de glaner les trois points pour ne pas se présenter mardi devant les stars ibériques avec le couteau sous la gorge.
C’est même avec un bilan assez flatteur qu’ils bouclent la première partie de cette campagne qualificative (3 victoires, 1 nul) avant une rencontre aux allures de finale du groupe.
Le pari de Deschamps
Les motifs de satisfaction ne manqueront pas pour Deschamps qui avait mis en garde toute la semaine ses joueurs contre la défense héroïque des Géorgiens, passés tout près d’une véritable prouesse face à l’Espagne en septembre 2012 (défaite 1-0 à la 86e). Mais les Bleus ont bien retenu la leçon et, malgré quelques ratés, ont évité à leur patron quelques sueurs froides et un suspense de mauvais goût grâce notamment à un Valbuena étincelant et devenu indispensable depuis son entrée décisive en Espagne en octobre 2012 (1-1).
Certes, l’association entre Benzema et Giroud à la pointe de l’attaque n’a pas produit de grosses étincelles, mais le Gunner a tout de même enlevé une belle épine du pied de l’équipe de France en ouvrant le score juste avant la pause.
C’est surtout le rendement de Benzema, muet en bleu depuis le 5 juin 2012, qui a de quoi susciter l’inquiétude de Deschamps. L’attaquant du Real Madrid a pourtant eu plusieurs opportunités, mais il a à chaque fois buté sur le gardien adverse ou effectué un mauvais geste technique (17e, 25e, 38e, 55e), signes d’une confiance au plus bas, finissant pas récolter les sifflets du public du Stade de France. La perspective de se frotter à ses collègues espagnols le réveillera-t-il ?
Le pari de Deschamps de lancer dans le grand bain les deux jeunes Varane et Pogba a également été couronné de succès, les deux joueurs, malgré leur inexpérience sur le plan international, ayant fait preuve d’une belle assurance. Difficile de dire si Pogba sera encore de la partie mardi mais Varane a, lui, pris une belle option sur le poste de défenseur central aux côtés de Mamadou Sakho.
Autre bonne nouvelle : l’infatigable Matuidi, sous la menace d’une suspension au prochain avertissement, s’en est sorti sans encombres avant de céder sa place (67e) à Moussa Sissoko. Une soirée parfaitement réussie en résumé avant le grand choc.
Piqué au vif
De son côté, l’Espagne a été accrochée à domicile par la Finlande à Gijon, une contre-performance bien mal venue.
Alors que l’Espagne, à court d’idées offensives face à la muraille finlandaise, pensait avoir fait le plus dur en ouvrant le score par Ramos à la 49e, elle s’est fait surprendre par un contre adverse conclu victorieusement par Pukki (79).
Hier, les hommes de Del Bosque, qui n’aura décidément pas vécu son match le plus simple pour sa 69e rencontre, qui fait de lui le sélectionneur le plus capé de l’histoire de l’Espagne, ont donc à leur tour pu vérifier que dominer n’est pas gagner.
L’Allemagne, elle, l’a emporté sans frayeur (3-0) à Astana, face au Kazakhstan et continue de dominer le groupe C. Avec 13 points, les Allemands, toujours invaincus, devancent la Suède (7 pts), qui recevait dans la soirée l’Eire (6 pts).
L’Allemagne a fait la différence au cours d’une première période maîtrisée. Avec son organisation « à l’espagnole » –sans avant-centre –, elle n’a pas eu à forcer pour prendre le meilleur contre des Kazakhs limités.
Un joli but de Schweinsteiger, d’une reprise de volée, après avoir fait passer le ballon au-dessus d’un défenseur (1-0, 20e) et un tir de Götze dans le but vide, après un cafouillage dans la surface kazakh (2-0, 22e), ont rapidement scellé le sort de la partie.
En deuxième période, les Kazakhs ont eu deux grosses occasions, d’abord par Konysbaev, tout juste rentré en jeu et dont la frappe a heurté la barre de Neuer, battu (68e). Deux minutes plus tard, Neuer détournait en corner un tir puissant mais en angle fermé de Schmidtgal, pensionnaire de Greuther Fürth en Bundesliga (71e).
Piqués au vif, les Allemands replaçaient un coup d’accélérateur et Müller marquait le but du 3-0 d’un tir à ras-de-terre du droit, sur un joli service d’Özil (74e).
(Sources : agences)
Les résultats
France-Géorgie 3-1
Espagne-Finlande 1-1
République tchèque-Danemark 0-3
Israël-Portugal 3-3
Suède-Eire 0-0
Pays-Bas-Estonie 3-0
Saint-Marin-Angleterre 0-8
Macédoine-Belgique 0-2
Bosnie-Herzégovine-Grèce 3-1
Pologne-Ukraine 1-3
Autriche-îles Féroé 6-0
Hongrie-Roumanie 2-2
Moldavie-Montenegro 0-1
Luxembourg-Azerbaïdjan 0-0
Slovaquie-Lituanie 1-1
Liechtenstein-Lettonie 1-1
Andorre-Turquie 0-2
Kazakhstan-Allemagne 0-3
Norvège-Albanie 0-1
Croatie-Serbie 2-0
Slovénie-Islande 1-2
Bulgarie-Malte 6-0.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine