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Mode - Événement

Goga Ashkenazi chez Sophie’s Choice

Goga Ashkenazi est un personnage, et c’est peu dire. Née au Kazakhstan, élevée entre Moscou, Londres, Paris et New York, cette fille de magnats du pétrole qui a fait ses études d’économie à Oxford avant de travailler dans la finance chez Morgan Stanley et dans le business familial du fuel n’a jamais abandonné son rêve, créer sa propre maison de mode. Deux mariages, deux divorces et deux enfants plus tard, elle se rend à Florence où elle passe une année entière à apprendre intensivement tout ce qu’il y a à apprendre pour faire le métier qu’elle aime. À 37 ans, la sublime jeune femme au corps de mannequin, connue comme le loup blanc dans les sphères de la haute couture dont elle est l’une des clientes les plus courtisées, rachète 65 % de la maison Vionnet à 110 millions €. La vénérable maison de Madeleine Vionnet, c’est non seulement l’une des signatures les plus anciennes (100 ans) et les plus enracinées de la haute couture, mais également des archives, un ADN de pur-sang et les secrets de la coupe en biais et des modules géométriques.
Débarquée à Beyrouth pour lancer chez Sophie’s Choice la collection demi-couture de Vionnet, Goga Ashkenazi annonce qu’elle est venue dans le « Goga Bus », entendre son jet privé, et qu’elle a emmené avec elle tous les « fashion babies » fascinés par Beyrouth et heureux de venir faire la fête pour un soir dans la capitale libanaise. Sur sa collection, Ashkenazi explique que la demi-couture n’est pas une demi-mesure. C’est une ligne qui a tout de la haute couture, tissus précieux et faits main. « On économise sur les essayages », précise cette habituée des modèles exclusifs dont l’inconvénient est « qu’ils coûtent très cher et qu’on ne peut pas les porter plus de deux fois ». La demi-couture est donc un concept haute couture réalisé en série limitée. Les retouches sont possibles mais pas la création personnalisée. Cela tombe bien dans le cas de Vionnet, toute la collection ayant été imaginée à partir d’un rectangle, dans la droite ligne imaginée par la fondatrice de la marque en 1919. Égayés au champagne dans la douce fraîcheur de cette après-midi de mars, les invités découvraient les robes Vionnet sur les somptueux mannequins qui présentaient la collection. Couleurs printanières, soies légères, travail de textures, ajourages au laser et presque pas d’imprimés, coupes fluides, légèreté, quelques mots pour une ambiance des Années folles miraculeusement ressurgie au cœur d’une ville d’Orient au balbutiement du troisième millénaire.
Goga Ashkenazi est un personnage, et c’est peu dire. Née au Kazakhstan, élevée entre Moscou, Londres, Paris et New York, cette fille de magnats du pétrole qui a fait ses études d’économie à Oxford avant de travailler dans la finance chez Morgan Stanley et dans le business familial du fuel n’a jamais abandonné son rêve, créer sa propre maison de mode. Deux mariages, deux divorces et deux enfants plus tard, elle se rend à Florence où elle passe une année entière à apprendre intensivement tout ce qu’il y a à apprendre pour faire le métier qu’elle aime. À 37 ans, la sublime jeune femme au corps de mannequin, connue comme le loup blanc dans les sphères de la haute couture dont elle est l’une des clientes les plus courtisées, rachète 65 % de la maison Vionnet à 110 millions €. La vénérable maison de...
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