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Moyen Orient et Monde

Blair n’en finit pas de se justifier...

Dix ans après, Tony Blair n’en finit pas de se justifier à propos de sa décision très impopulaire de partir en guerre au côté du président américain George W. Bush contre « le tyran Saddam ». Sans réellement convaincre ses concitoyens. « Je continue de croire qu’il fallait déposer Saddam » Hussein, le président irakien, assurait encore début mars l’ex-Premier ministre britannique âgé de 59 ans, dans une interview à la chaîne ITV. « Des centaines de milliers de gens ont trouvé la mort dans les guerres qu’il a entreprises. Il a eu recours à des armes chimiques contre son propre peuple », rappelle-t-il. « J’ai pris une décision que je croyais juste. Et je l’ai prise sciemment en sachant qu’elle serait très impopulaire », a insisté Tony Blair auprès de ITV.
La pilule irakienne passe toujours mal dans son propre camp travailliste. « Bush est la pire chose qui soit arrivée à Blair », a commenté sur la même chaîne l’ex-ministre des Affaires étrangères David Miliband, à l’évocation de l’improbable attelage politique formé à l’occasion de la guerre d’Irak. Un sondage YouGov réalisé à l’occasion du dixième anniversaire du conflit le confirme : 53 % des Britanniques pensent que la décision de partir en guerre en Irak était mauvaise, contre 27 % qui l’approuvent. Une commission d’enquête, dont les conclusions sont attendues fin 2013, est censée faire toute la lumière sur les conditions de l’engagement de la Grande-Bretagne en Irak, à laquelle ont pris part 45 000 soldats britanniques, dont 179 revenus dans des cercueils.
Côté américain, l’ancien secrétaire américain à la Défense de 2006 à 2011, Robert Gates, a estimé hier sur CNN qu’il faudra « dix ou vingt ans » pour savoir si la guerre en Irak lancée en 2003 a été une « erreur. C’est trop tôt pour dire s’il s’agissait d’une énorme erreur stratégique qui a déstabilisé une région entière, notamment en renforçant l’Iran, ou si c’était la première fois qu’un régime autoritaire tombait dans cette région », a affirmé l’ancien patron du Pentagone.
Dix ans après, Tony Blair n’en finit pas de se justifier à propos de sa décision très impopulaire de partir en guerre au côté du président américain George W. Bush contre « le tyran Saddam ». Sans réellement convaincre ses concitoyens. « Je continue de croire qu’il fallait déposer Saddam » Hussein, le président irakien, assurait encore début mars l’ex-Premier ministre britannique âgé de 59 ans, dans une interview à la chaîne ITV. « Des centaines de milliers de gens ont trouvé la mort dans les guerres qu’il a entreprises. Il a eu recours à des armes chimiques contre son propre peuple », rappelle-t-il. « J’ai pris une décision que je croyais juste. Et je l’ai prise sciemment en sachant qu’elle serait très impopulaire », a insisté Tony Blair auprès de ITV.La pilule irakienne passe toujours...
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