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Moyen Orient et Monde - Cyberattaques

Obama promet des conversations « musclées » avec Pékin

Les États-Unis sont victimes de piratage informatique et d’espionnage numérique à répétition, une menace bien réelle pour leurs entreprises et leurs infrastructures.

Le président Barack Obama et son administration ont promis une réaction « vigoureuse » aux vols de secrets industriels par des entreprises ou des pays étrangers. Larry Downing/Reuters

Le président Barack Obama a directement mis en garde hier les autorités chinoises contre le phénomène croissant des attaques informatiques visant les États-Unis. Les réactions des États-Unis à des tentatives de hackers chinois présumés de pénétrer les réseaux de leurs entreprises ou de leurs infrastructures se sont multipliées ces dernières semaines, suscitant à chaque fois des démentis formels du gouvernement de Pékin. Mais c’est la première fois que le président Obama monte au créneau de façon aussi nette.
« Ce qui est vrai, c’est que nous avons vu une nette augmentation des menaces sur notre sécurité informatique. Certaines sont soutenues par l’État. D’autres sont soutenues par des criminels », a-t-il déclaré. De plus, « nous avons été très clairs avec les Chinois, en leur expliquant que nous attendions d’eux qu’ils respectent les conventions et les lois internationales », a remarqué M. Obama, ajoutant : « Nous allons avoir quelques conversations plutôt musclées avec eux, nous avons déjà eu. »
De son côté, la Chine a affirmé hier qu’elle était prête à coopérer avec les États-Unis pour combattre la cybercriminalité, soutenant qu’elle était également la cible de telles attaques. « Ce qui est nécessaire dans le cyberespace, ce n’est pas la guerre, mais plutôt la réglementation et la coopération », a affirmé la porte-parole de la diplomatie chinoise, Hua Chunying.

« Unités offensives »
Le piratage informatique et l’espionnage numérique se sont imposés ces dernières semaines comme un sujet brûlant dans les relations déjà tendues entre Washington et Pékin. Le conseiller de Sécurité nationale de M. Obama, Tom Donilon, avait déjà appelé la Chine à prendre « des mesures sérieuses pour enquêter sur ces activités et y mettre fin ». Le chef du renseignement américain James Clapper avait également affirmé dans son rapport annuel au Congrès que les cyberattaques constituaient, avec la Corée du Nord, la principale menace contre son pays. Et le patron de l’Agence de sécurité nationale (NSA), le général Keith Alexander, avait reconnu que l’armée formait actuellement des « unités offensives que le Pentagone utiliserait pour défendre le pays » en cas de cyberattaques. De plus, l’administration Obama a promis une réaction « vigoureuse » aux vols de secrets industriels par des entreprises ou des pays étrangers, dans un document-cadre mentionnant de nombreux exemples de telles activités au profit d’entités chinoises.
En réaction, Pékin s’était alors vigoureusement défendu d’avoir mis sur pied une opération de grande envergure pour voler des secrets industriels. Et ce malgré l’identification par une société américaine de sécurité informatique d’un immeuble de la banlieue de Shanghai depuis lequel ces attaques auraient été menées. Pour James Lewis, spécialiste de la cybersécurité au centre de réflexion CSIS, la hausse du ton de Washington pourrait trahir l’exaspération grandissante de Washington vis-à-vis du comportement de la Chine et d’autres pays. « Il y a des renseignements non publiés qui désignent la Chine comme un acteur majeur de l’espionnage économique », affirme cet expert, selon qui les déclarations de M. Obama « font augmenter les enjeux » dans ce dossier.
Par ailleurs, ces attaques informatiques ont pris un tour personnel pour M. Obama, dont l’épouse Michelle pourrait avoir été victime d’une divulgation de ses données bancaires par un site Internet, affaire dans laquelle des enquêtes du FBI et du Secret Service sont en cours. Le président a refusé de confirmer que sa femme avait été victime de hackers, mais concédé que ce phénomène constituait un « gros problème ».
(Source : AFP)
Le président Barack Obama a directement mis en garde hier les autorités chinoises contre le phénomène croissant des attaques informatiques visant les États-Unis. Les réactions des États-Unis à des tentatives de hackers chinois présumés de pénétrer les réseaux de leurs entreprises ou de leurs infrastructures se sont multipliées ces dernières semaines, suscitant à chaque fois des démentis formels du gouvernement de Pékin. Mais c’est la première fois que le président Obama monte au créneau de façon aussi nette.« Ce qui est vrai, c’est que nous avons vu une nette augmentation des menaces sur notre sécurité informatique. Certaines sont soutenues par l’État. D’autres sont soutenues par des criminels », a-t-il déclaré. De plus, « nous avons été très clairs avec les Chinois, en leur expliquant que nous...
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