"Nous allons œuvrer, avec les autorités (sénégalaises), pour mettre en place les mécanismes nécessaires de conventions et d'accords visant à étoffer et élargir le champ de notre coopération, a-t-il dit, à l'occasion d'un forum économique sénégalo-libanais, avant de s'entretenir avec le président sénégalais Macky Sall.
M. Sleimane était arrivé mardi soir à Dakar pour une visite d'un peu moins de 48 heures visant, selon lui, à "renforcer et élever le niveau des relations bilatérales" car le Sénégal et l'Afrique "sont importants pour le Liban".
Une communauté libanaise est installée au Sénégal depuis la fin du 19e siècle. Elle est composée de 25.000 à 30.000 personnes "après avoir atteint 40.000 dans les années 1960", a indiqué à l'AFP Samir Abourisk, un responsable de cette communauté surtout installée dans les grandes villes dont Dakar. M. Abourisk est également le dirigeant de Démocratie citoyenne (DC), petit parti politique du Sénégal.
"Les Libanais contrôlent 50 à 60% du tissu économique sénégalais, dans tous les secteurs", a-t-il affirmé, en citant des chiffres de la Banque mondiale (BM).
Ils sont principalement présents dans l'industrie, le commerce et la restauration. Jusque dans les années 1960 et 1970, ils ont été des piliers du commerce de l'arachide, secteur où ils avaient supplanté les colons français. Beaucoup de Libanais d'origine qui avaient acquis la nationalité sénégalaise ont, face au déclin de la culture arachidière, quitté le Sénégal pour la France et la Côte d'Ivoire notamment.
Haïdar El Ali, actuel ministre de l'Environnement et du développement durable, en poste depuis avril 2012, est le premier Sénégalais d'origine libanaise à siéger dans un gouvernement à Dakar. Grand défenseur de l'environnement, il aussi le chef de la Fédération des partis écologistes et verts d'Afrique de l'Ouest.
Le président Sleimane achève sa visite à Dakar jeudi matin pour de se rendre en Côte d'Ivoire, où vit également une importante communauté libanaise. Il doit y rencontrer son homologue ivoirien Alassane Ouattara et participer à un forum économique libano-ivoirien.


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