Définitivement reconnu comme un géant du journalisme arabe, avant d’être député, ministre ou diplomate, Ghassan Tuéni ne s’est jamais laissé enchaîner par les appâts du pouvoir, n’a jamais plié aux contraintes des partis et des tendances, et n’a jamais galvaudé sa seule inspiration : sa liberté. Son Liban, dont il fera le combat de sa vie, reste un modèle à suivre... Voilà en gros le fil rouge de sa politique racontée et mise en scène par Roger Assaf, dans les salons de la résidence Tuéni à Beit-Méry. Deux séances réservées exclusivement à 260 privilégiés. Il y a de quoi s’étrangler, car cette très belle initiative, estampillée Festival al-Bustan, devrait être plus que jamais accessible au plus large public possible. À tous les électeurs. À tous les jeunes Libanais. Myrna Boustany, seule, pourra-t-elle faire davantage ? Une initiative nécessaire.
En attendant, ceux reçus par Chadia Tuéni, Siham Tuéni, Wadih et Maro el-Khazen, ne sont pas près d’oublier cette séance : les présidents Amine Gemayel et Hussein Husseini, Marwan Hamadé, le ministre Nicolas Sehnaoui (et Paula), Leila Solh Hamadé, le théoricien de l’opposition Samir Frangié (avec Anne), Abdallah et Samia Tamari, Nayla Moawad, Raymonde Abou, François Abi Saab, Micky et Salwa Tuéni, Loubna Obeid, Chadi Karam, Nagi Abi Assi, Sara Salem, Fouad Naïm et Nidal Achkar, Amal Makarem, Maria Chakhtoura, Diane Mekataff, Vasso Salam, Sabine Bustros, Makram Zakkour, Nana Gebara, Sylvie Ajémian, Shirine Abdallah, sans oublier les éditorialistes d’an-Nahar...
Art Beirut Beat en escale à... Dubaï
Ils redoutent sans doute ces muscles et ces pectoraux exhibés sur nos 10 452 km2, alors les Arabes ne viennent plus chez nous. Du coup, nous n’avons plus qu’à aller chez eux ! Car cantonné dans un marché réduit, l’art et le dynamisme libanais ont du mal à survivre et puis... c’est là-bas qu’il y a l’argent ! Ainsi, Nayla Bassili et Maha Masri, alias mesdames Beirut Art Beat, déménagent : elles mettent le cap sur Dubaï, la ville qui se mue en mars en une grande vitrine des artistes et designers du Moyen-Orient. Elles emmènent dans leurs bagages plus de trente créateurs qui, pour la première fois, prendront leurs quartiers à l’Atrium, DIFC, du 18 au 21 mars. Rosy Abourrouss, Hala Mouzannar, Sybille Abillama, Nivine Maktabi, Nevine Mattar, Ghida el-Zein, Sally K, Zena Baroudi, Liane Rabbath, Hania Rayess, Barjis et Sumi furnitures, et beaucoup d’autres, peintres et designers de bijoux, de mode et de meubles, exposeront leurs talents et leur créativité pour conquérir un nouveau marché... Le pari peut s’avérer gagnant : l’année dernière, des dizaines de milliers de visiteurs ont fait le déplacement aux Design Days Dubai. Et les ventes au cours de la foire ont atteint 3,5 millions de dollars. Croisons les doigts.
Incredible Sana
Elle, par exemple, est une spécialiste absolue de l’Inde ! Elle part en voyage les bras nus comme un ver et elle rentre parée comme la Castafiore! Sana Tawil est réellement, définitivement et furieusement passionnée de l’Inde. Ce pays aux mille feux d’artifice de couleurs et d’épices, du cinéma bollywoodien, des contes de fées des maharajas et des maharanis couvertes de bijoux précieux et enveloppées dans leurs saris de soie, la fascine. Les voyages qu’elle organise depuis 20 ans avec Myriam Nasr Shuman pour faire découvrir ce gigantesque pays aux Libanais ont toujours été l’occasion de dénicher des coups de cœur : des bracelets, des bagues, des colliers et des pendentifs puisés dans les échoppes d’Udaipur et de Jaipur. Mais attention, ils ne sont ni en or ni en pierres précieuses. Sana est une fana de bijoux en argent massif, et elle en a tellement amassé qu’elle se retrouve aujourd’hui avec un véritable trésor sur les bras et le cou... Cette collection qu’elle voudrait partager sera exposée pour la vente à partir d’après-demain, jeudi 14, à la galerie Dahab, rue Pasteur. Courez-y !
Un soir à Mumbai
Ne cherchez pas loin si vos papilles gustatives hurlent pour un bon indien ; ne cherchez plus : faites-vous inviter chez Ravi et Sharmila Thapar. Autour d’un menu haut en saveurs, les convives de l’ambassadeur de l’Inde et de son épouse ont poussé tous les mots de toutes les langues qui disent « miam-miam », notamment devant le Palak Paneer et la jazzarieh façon Mumbai. Ce soir-là, le ministre de l’Éducation, Hassan Diab, a mis au rencart les grèves et les épreuves économico-socio-politiques qui n’en finissent pas de s’allonger, pour savourer les délices indiens et s’imbiber de la nostalgie déversée par le Dr Sami Kawas qui s’était emparé du piano pour enchaîner jazz, blues, samba et tango... Le tout ponctué d’applaudissements enthousiastes exprimés par tout un joli monde dont Moustapha Adib, récemment nommé ambassadeur à Berlin, Patrick et Noha Baz, l’ambassadeur du Brésil Afonso de Massot, Zafer et Tonia Chaoui, Anthony et Souraya Boukhater...
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L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef