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Moyen Orient et Monde - Mali

Le Drian en tournée à Bamako et au Burkina Faso

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian s’est entretenu hier à Bamako, notamment avec les autorités de transition maliennes. Le ministre a été reçu successivement à Bamako par le Premier ministre Diango Cissoko et le président par intérim Dioncounda Traoré. Il devait également se rendre au Burkina Faso, pays qui conduit une médiation dans la crise malienne pour le compte de l’Afrique de l’Ouest. M. Le Drian doit aussi s’entretenir aujourd’hui avec le chef de l’État burkinabè Blaise Compaoré.
Les combats sont dans leur « dernière phase, la plus difficile, mais on progresse tous les jours. Il faut aller jusqu’au terme », a déclaré M. Le Drian devant la presse, jugeant, comme le chef d’état-major malien, qu’à peu près « 70 % du chemin a été fait ». Le ministre avait débuté jeudi sa visite au Mali par le massif des Ifoghas, près de la frontière avec l’Algérie. C’est dans cette zone que se déroulent les combats les plus durs contre les jihadistes liés à el-Qaëda, qui s’y sont repliés depuis la reconquête des principales villes du Nord – Gao, Tombouctou et Kidal – qu’ils occupaient depuis 2012. Sur place, il a salué le « don de soi » des soldats français. Quelque 4 000 soldats français sont déployés au Mali et doivent amorcer leur retrait en avril, selon le président François Hollande. Les forces françaises, qui combattent dans les Ifoghas avec environ 800 soldats tchadiens, doivent à terme passer le relais à la mission ouest-africaine (Misma), à laquelle n’appartient pas le Tchad. Mais l’armée malienne et la Misma paraissent pour l’heure incapables de sécuriser à elles seules le nord du pays.
Parallèlement à la guerre en cours, les autorités maliennes sont engagées dans un processus de transition, encouragé par les partenaires extérieurs. Ce processus doit aboutir à des élections générales promises par Bamako d’ici au 31 juillet, mais ce délai semble difficilement tenable, d’autant que les opérations militaires continuent dans une partie du pays. La réconciliation entre les diverses communautés, notamment avec les Touareg et les Arabes, souvent vus comme des soutiens des islamistes et qui sont victimes d’exactions, est un autre chantier crucial.
Alors que M. Le Drian était à Bamako, quatre civils ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi par des islamistes présumés dans la région de Tombouctou, selon des sources concordantes.
(Source : AFP)
Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian s’est entretenu hier à Bamako, notamment avec les autorités de transition maliennes. Le ministre a été reçu successivement à Bamako par le Premier ministre Diango Cissoko et le président par intérim Dioncounda Traoré. Il devait également se rendre au Burkina Faso, pays qui conduit une médiation dans la crise malienne pour le compte de l’Afrique de l’Ouest. M. Le Drian doit aussi s’entretenir aujourd’hui avec le chef de l’État burkinabè Blaise Compaoré.Les combats sont dans leur « dernière phase, la plus difficile, mais on progresse tous les jours. Il faut aller jusqu’au terme », a déclaré M. Le Drian devant la presse, jugeant, comme le chef d’état-major malien, qu’à peu près « 70 % du chemin a été fait ». Le ministre avait débuté...
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