À 100 jours de la présidentielle iranienne du 14 juin, les annonces de candidatures fleurissent, mais les principales personnalités conservatrices préfèrent rester dans l’ombre. Mohsen Rezaï, l’ancien chef des gardiens de la révolution, et l’ex-ministre des Affaires étrangères (2005-2010) Manouchehr Mottaki ont déjà annoncé qu’ils brigueraient la succession de M. Ahmadinejad. Mais ils sont considérés comme des outsiders, manquant d’assise populaire. Alors, pour trouver son remplaçant, le camp conservateur s’active en coulisses. Ali Akbar Velayati, chef de la diplomatie pendant 16 ans (1981-1997) et surtout actuel conseiller spécial du guide, a formé une alliance, baptisée « Coalition tripartite des principalistes », avec Mohammad Bagher Ghalibaf, actuel maire de Téhéran, et Gholam-Ali Hadad-Adel, ancien président du Parlement. M. Velayati, présenté comme le candidat le plus sérieux, a récemment assuré qu’un seul de ces trois hommes se présenterait. Mais il est resté flou sur la date du choix du candidat unique. Ce flou subsiste aussi chez les réformateurs, qui voudraient tourner la page de 2009, lorsque leurs candidats Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi avaient dénoncé des fraudes massives et pris la tête de la contestation. Ils sont en résidence surveillée depuis plus de deux ans. Dans un tout autre registre, signalons que, selon la déclaration hier du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, les Occidentaux n’ont pas donné de « gages » à l’Iran lors des négociations d’Almaty sur son programme nucléaire controversé et n’ont fait que « reconnaître une partie des droits de l’Iran ». Les Occidentaux y ont pourtant présenté une « offre révisée » n’exigeant plus « l’arrêt » mais seulement la « suspension » des activités d’enrichissement d’uranium. En échange, certaines sanctions seraient atténuées.
À 100 jours de la présidentielle iranienne du 14 juin, les annonces de candidatures fleurissent, mais les principales personnalités conservatrices préfèrent rester dans l’ombre. Mohsen Rezaï, l’ancien chef des gardiens de la révolution, et l’ex-ministre des Affaires étrangères (2005-2010) Manouchehr Mottaki ont déjà annoncé qu’ils brigueraient la succession de M. Ahmadinejad. Mais ils sont considérés comme des outsiders, manquant d’assise populaire.Alors, pour trouver son remplaçant, le camp conservateur s’active en coulisses. Ali Akbar Velayati, chef de la diplomatie pendant 16 ans (1981-1997) et surtout actuel conseiller spécial du guide, a formé une alliance, baptisée « Coalition tripartite des principalistes », avec Mohammad Bagher Ghalibaf, actuel maire de Téhéran, et Gholam-Ali Hadad-Adel, ancien...
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