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Agenda - Débat

La femme arabe à l’honneur à l’Unesco

À l’occasion de la journée internationale de la femme, l’Unesco a organisé hier un colloque sous le thème de « La femme et le printemps arabe ».

La condition de la femme dans le monde arabe a été passée au crible.

Parrainée par le ministre des Affaires sociales, Waël Bou Faour, en collaboration avec l’association OPAC, une conférence sur la position de la femme après le printemps arabe a eu lieu hier à l’Unesco, en présence du directeur de l’organisation internationale, Bahae al-Kaoussi, de la présidente de l’association OPAC, Houda el-Khatib, du représentant du ministre des Affaires sociales Antoine Zakhié, de l’animatrice de la chaîne Future News Paula Yacoubian, de l’ancienne ministre Wafa Hamzé, de la conseillère régionale des affaires sociales et des droits de la femme Nada Drouzé, de Hikmat Beaini, Faten Abou Chacra, et Ougarit Bonane.
Plusieurs idées ont été abordées. Paula Yacoubian a évoqué la participation politique de la femme qu’elle ne doit « qu’aux quotas instaurés par la loi. Sans cela, la voix de la femme ne ferait pas le poids », a- t elle dit.
On pourrait croire qu’avec les manifestations et protestations qu’a connues le monde arabe dernièrement, la femme, avec ce qu’elle a accompli, pourrait aujourd’hui aspirer à plus d’égalité. C’est ce qu’a relevé Mme Hamzé : « Malgré le printemps arabe, la position de la femme et son poids ont même été revus à la baisse, et ce avec les gouvernements postprintemps arabe », a expliqué l’ancienne ministre en prenant le cas de la Tunisie et de l’Égypte qui connaissent un retour en arrière à ce niveau. « L’amélioration de la condition de la femme doit combiner la maturité du peuple et les décisions politiques. L’une ne peut aboutir à des résultats concrets sans l’autre », a-t-elle estimé.
Si la femme n’a pas connu le souffle printanier souhaité, elle continue d’avoir droit à la violence jugée parfois presque normale. Faten Abou Chacra a fermement dénoncé le silence des gouvernements qui continuent de fermer les yeux sur l’un des crimes les moins poursuivis dans le monde, à l’heure où l’ONU travaille à l’élaboration d’un texte international contre les violences faites aux femmes.
Quant à l’implication et au rôle des médias en faveur de l’égalité et de l’amélioration du statut de la femme, ils ont été dénoncés par Hikmat Beaini, un spécialiste de l’information. Il a affirmé que « les médias quels qu’ils soient, sont financés pour la plupart par des hommes d’affaires ou des partis ». Il a aussi estimé que l’image véhiculée de la femme dépendait de la ligne éditoriale de chaque média.
Il y a deux ans, les femmes étaient sorties, en Tunisie, en Égypte ou encore au Yémen pour dénoncer l’autoritarisme et le manque de liberté. Aujourd’hui, alors que les dictateurs tombent les uns après les autres, elles sont encore loin de leurs attentes, et la voie vers l’égalité n’est pas encore atteinte.
Parrainée par le ministre des Affaires sociales, Waël Bou Faour, en collaboration avec l’association OPAC, une conférence sur la position de la femme après le printemps arabe a eu lieu hier à l’Unesco, en présence du directeur de l’organisation internationale, Bahae al-Kaoussi, de la présidente de l’association OPAC, Houda el-Khatib, du représentant du ministre des Affaires sociales Antoine Zakhié, de l’animatrice de la chaîne Future News Paula Yacoubian, de l’ancienne ministre Wafa Hamzé, de la conseillère régionale des affaires sociales et des droits de la femme Nada Drouzé, de Hikmat Beaini, Faten Abou Chacra, et Ougarit Bonane.Plusieurs idées ont été abordées. Paula Yacoubian a évoqué la participation politique de la femme qu’elle ne doit « qu’aux quotas instaurés par la loi. Sans cela, la voix...