Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a rejeté jeudi l'idée de livrer des armes aux rebelles syriens, qui tentent de renverser le régime du président Bachar al-Assad, dans un entretien au quotidien Tagesspiegel.
"Des livraisons d'armes risquent toujours de nourrir une course à l'armement et de provoquer une glissade vers une guerre par procuration, qui pourrait embraser toute la région", a déclaré le ministre dans le journal berlinois.
Les ministres européens des Affaires étrangères ont mis en place un embargo sur les armes à destination de la Syrie qui n'autorise que la livraison "d'équipements de protection et de désarmement à l'opposition", a rappelé M. Westerwelle, citant des gilets pare-balles ou des équipements pour désamorcer les mines en guise d'exemples.
"Il ne s'agit que d'équipements qui ne peuvent pas se révéler mortels", a encore précisé le ministre.
Ce dernier a aussi démenti tout envoi de formateurs militaires auprès des rebelles: "ni l'Allemagne ni l'Union européenne n'ont de projets en ce sens", a-t-il assuré.
Mercredi, le général Selim Idriss, chef d'état-major de l'Armée syrienne libre (ASL, rebelles), avait exhorté les pays européens à lever l'embargo sur les armes.
"Cet embargo est vraiment regrettable", avait jugé le général, au cours d'une conférence de presse au Parlement européen à Bruxelles.
Cette mesure "ne touche que les victimes" alors que "le régime reçoit des armes russes et iraniennes", a regretté le chef militaire, nommé en décembre à la tête du Conseil militaire suprême de l'ASL, qui chapeaute la plupart des groupes rebelles, à l'exception des jihadistes du Front Al-Nosra.
Le général a souhaité que les pays occidentaux fournissent notamment des équipements d'autodéfense comme des missiles antiaériens et de protection contre les tirs de chars.
"Des livraisons d'armes risquent toujours de nourrir une course à l'armement et de provoquer une glissade vers une guerre par procuration, qui pourrait embraser toute la région", a déclaré le ministre dans le journal berlinois.
Les ministres européens des Affaires étrangères ont mis en place un embargo sur les armes à destination de la Syrie qui n'autorise que la livraison "d'équipements de protection et de désarmement à l'opposition", a rappelé M. Westerwelle, citant des gilets pare-balles ou des équipements pour désamorcer les mines en guise d'exemples.
"Il ne s'agit que...

