Le député Nadim Gemayel a réitéré hier son refus de la tenue des législatives selon la loi de 1960, mais aussi selon la loi dite orthodoxe. Il a dans le même contexte contesté le report de la date du scrutin. Selon lui, le report de cette date pour une longue durée « torpillerait la démocratie et les libertés au Liban ».
Concernant la signature du décret de convocation du collège électoral par le président de la République et le Premier ministre, Nadim Gemayel a affirmé qu’ « il s’agit d’une mesure administrative prévisible, qui n’a rien de politique ». Le député Gemayel a répondu par ailleurs au député du Courant patriotique libre (CPL) Nabil Nicolas, qui avait affirmé qu’il fallait inviter les Kataëb et les Forces libanaises (FL) à la réunion hebdomadaire du CPL. « Que personne ne tente de créer un conflit entre les composantes du 14 Mars. Même si la loi orthodoxe a uni à un moment donné le CPL, les Kataëb et les FL, cela ne veut pas dire que nous ferons partie d’un même clan contre nos alliés », a-t-il expliqué. Nadim Gemayel a assuré que les concertations sont en cours au sein du 14 Mars « pour aboutir à une loi électorale qui rassemble les Libanais et qui ne sépare pas l’électeur du député, comme le fait la loi dite orthodoxe ».
Nadim Gemayel a commenté aussi les propos de l’ambassadrice des États-Unis, Maura Connelly, qui avait précisé qu’« il fallait tenir les législatives à la date prévue, quelle que soit la loi électorale adoptée ». « Cette prise de position ne me surprend pas. En 2005, tous les ambassadeurs étrangers étaient attachés à la tenue des élections dans les délais constitutionnels », a-t-il dit.
« La situation actuelle met en évidence l’effondrement total de l’État, dans un contexte d’échec gouvernemental au niveau de la sécurité, de la politique et des questions socioéconomiques », a-t-il de même déploré, dénonçant la politique de distanciation du gouvernement « qui s’est avérée finalement être au profit du régime syrien ». Il a enfin souligné qu’il compte poursuivre sa campagne, en attendant que les concertations au sujet de la loi électorale aboutissent.
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