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Liban

Fayçal Karamé : Tripoli n’a rien gagné du 8 ou du 14 Mars...

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Fayçal Karamé, a déclaré hier lors d’un meeting à Tripoli : « Ne soyez pas surpris si je vous dis que nous ne devons pas compter sur l’État ; nous ne devons pas attendre l’État, car nous avons assez attendu. Il est déjà temps que nous œuvrions nous-mêmes à trouver une solution aux problèmes auxquels fait face Tripoli. »
« Tous les problèmes de Tripoli résident dans le fait que certains exploitent la ville à des fins politiques. C’était le cas par le passé avec les Palestiniens et les Syriens. Et aujourd’hui ce sont des Libanais ainsi que des forces régionales et internationales qui jouent ce rôle », a-t-il dit.
« La ville n’a rien gagné du Mouvement du 14 Mars ou de celui du 8 Mars. Quand le 14 Mars remporte les élections ce sont Beyrouth et une partie du Mont-Liban qui en profitent, et quand c’est le 8 Mars qui gagne c’est Beyrouth, la banlieue sud et une partie du Mont-Liban qui profiteront de la situation », a-t-il noté, appelant à « la mise en place, pour les prochaines législatives, d’une alliance tripolitaine au service de la ville, constituée loin des alignements politiques ».
Citant une étude de l’Escwa, M. Karamé a indiqué que « 51 % des habitants de Tripoli gagnent moins de 4 dollars par jour, le taux d’analphabétisme dans la capitale du Liban-Nord s’élève à 11 %, près de 73 % des familles de la ville ne bénéficient pas d’une quelconque assurance santé, 20 % d’entre elles n’ont aucun moyen de chauffage alors que le revenu de 25 % des ménages est de moins de 500 dollars, et que 70 % des habitants boivent l’eau polluée du robinet », a conclu Fayçal Karamé.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Fayçal Karamé, a déclaré hier lors d’un meeting à Tripoli : « Ne soyez pas surpris si je vous dis que nous ne devons pas compter sur l’État ; nous ne devons pas attendre l’État, car nous avons assez attendu. Il est déjà temps que nous œuvrions nous-mêmes à trouver une solution aux problèmes auxquels fait face Tripoli. »« Tous les problèmes de Tripoli résident dans le fait que certains exploitent la ville à des fins politiques. C’était le cas par le passé avec les Palestiniens et les Syriens. Et aujourd’hui ce sont des Libanais ainsi que des forces régionales et internationales qui jouent ce rôle », a-t-il dit.« La ville n’a rien gagné du Mouvement du 14 Mars ou de celui du 8 Mars. Quand le 14 Mars remporte les élections ce sont Beyrouth et une partie...
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