Dans une intervention devant des ingénieurs du Hezbollah, dont l’objectif était visiblement de démentir les rumeurs d’opposants syriens selon lesquelles il aurait été gravement blessé dans une attaque contre un convoi transportant des officiels syriens et des cadres du Hezbollah la semaine dernière à Jdeidet Yabouss, Naïm Kassem a estimé que le Liban fait face à deux défis majeurs, l’un externe, à savoir « la volonté américano-israélienne de mainmise sur la région et le Liban en particulier », et l’autre interne, en l’occurrence « les calculs confessionnels et la volonté de vengeance qui ont rapport avec la structure même du pays ».
Le responsable du Hezbollah a affirmé que son parti est en faveur de l’attachement à la Constitution et n’a jamais porté la moindre atteinte aux dispositions constitutionnelles, aux lois et aux institutions libanaises, contrairement aux accusations qui sont lancées à son encontre et « qui sont infondées ». Il a également estimé que son parti est « constamment ouvert à tout dialogue, même si ce dernier doit porter sur des constantes proclamées par la Constitution ». « Qu’ils aient l’audace d’ouvrir un dialogue. Pourquoi le fait de discuter de certains articles de la Constitution est-il un tabou ? » s’est-il interrogé, à l’adresse du 14 Mars. « Nous avons dit plusieurs fois que nous étions en faveur de la parité islamo-chrétienne (...) mais la parité est un comportement et des projets qui doivent trouver leur application concrète à travers des lois et des décrets (...). Ce n’est pas du verbiage et des propos de bienséance... », a-t-il noté.
« Nous avons sans l’ombre d’un doute rassuré les chrétiens. Ils prétendaient toujours que c’est nous qui leur faisions peur. Il s’est avéré que nous les rassurons plus que n’importe quelle autre partie au plan interne parce que nous sommes sincères dans nos propos et que nous ne faisons pas preuve de duplicité. Nous affirmons que nous ne sommes pas la confession ou la communauté pionnière du pays et nous n’acceptons pas qu’il y en ait une. Le Liban appartient à tout le monde et nous sommes tous égaux en droits et devoirs devant la loi », a-t-il ajouté.
Naïm Kassem a ensuite défendu les armes de son parti, estimant que la force du Hezbollah ne provient pas de son arsenal, mais du soutien populaire dont la résistance bénéficie. Il a souligné que le Hezbollah s’était imposé par les urnes et que ses armes n’avaient à aucun moment servi à asseoir l’influence du parti sur la scène locale.
Il a enfin accusé le camp adverse de tenter de puiser sa force de l’étranger et de s’immiscer dans les crises régionales en pensant réaliser des gains, mais en vain. « Ils ont misé sur la crise syrienne en pensant en tirer des dividendes, mais il s’avère que cette crise est longue et ne leur a apporté que des déceptions », a-t-il dit. « Cessez de vous ingérer dans ces crises, vous êtes plus petits qu’elles. (...) Tentez de réussir au plan local sans miser sur les développements extérieurs. L’équation libanaise est purement locale. Corrigez vos erreurs », a-t-il ajouté à l’adresse de l’opposition, estimant que « les tentatives de provoquer la chute de la résistance ont échoué ».
De son côté, le chef du bloc parlementaire de la Fidélité à la résistance, le député Mohammad Raad, a indiqué hier, lors d’une cérémonie organisée par le Hezbollah à Nabatiyeh à la mémoire de Houssam
Khoshnevis, que « les craintes des chrétiens ont poussé le Hezbollah à accepter la proposition dite orthodoxe malgré nos réserves exprimées lors de la Rencontre de Bkerké ». « Nous voulons la parité qui permettrait aux chrétiens d’élire leurs députés », a-t-il souligné, estimant que le soutien de son parti à cette loi avait permis de « démasquer l’autre camp », qui « prétend vouloir la parité et nous accuse d’œuvrer pour la partition à trois ». « Leur parité est fictive », a-t-il dit.
« Les Libanais doivent s’entendre. Les parties s’opposant à la loi orthodoxe sont appelées à proposer une autre alternative garantissant la parité et une représentativité juste », a-t-il conclu.


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Prière, dans ce contexte, comprendre le mot RATIONNÉ = DIVISÉ ! Merci.
14 h 23, le 02 mars 2013