Un accord Buenos Aires-Téhéran prévoyant une « commission vérité » indépendante sur l’attentat contre la mutuelle juive AMIA (85 morts en 1994) a été approuvé par le Congrès argentin. Après les sénateurs la semaine dernière, les députés argentins ont donc définitivement adopté hier une loi présentée par le gouvernement de Cristina Kirchner. La justice argentine accuse Téhéran d’être impliqué dans l’attentat qui a pulvérisé l’immeuble de 7 étages de l’AMIA à Buenos Aires, et réclame l’extradition de huit responsables iraniens, dont l’actuel ministre de la Défense, Ahmad Vahidi, pour les juger. Le texte prévoit bien l’audition par un juge argentin des huit hauts fonctionnaires inculpés, mais l’opposition affirme que l’accord conclu en janvier avec Téhéran offre des échappatoires aux Iraniens. Téhéran a d’ores et déjà adressé une fin de non-recevoir à toute audition de ses ressortissants mais a fait état d’un accord permettant de « coopérer afin de faire la lumière sur ce dossier ». Néanmoins, cette initiative controversée a été condamnée par l’opposition, la communauté juive et Israël. Quelques heures après le vote, le président de l’AMIA, Guillermo Borger, a annoncé que l’AMIA allait déposer un recours devant la Cour suprême. « Quel type de coopération pouvons-nous attendre de cet État, interroge le chef du premier parti d’opposition (UCR, opposition sociale-démocrate) à la Chambre des députés, Ricardo Gil Lavedra. La bombe ? Cela a été discuté au sein du gouvernement iranien et ils ont décidé de la poser. » (Source : AFP)
Un accord Buenos Aires-Téhéran prévoyant une « commission vérité » indépendante sur l’attentat contre la mutuelle juive AMIA (85 morts en 1994) a été approuvé par le Congrès argentin. Après les sénateurs la semaine dernière, les députés argentins ont donc définitivement adopté hier une loi présentée par le gouvernement de Cristina Kirchner.La justice argentine accuse Téhéran d’être impliqué dans l’attentat qui a pulvérisé l’immeuble de 7 étages de l’AMIA à Buenos Aires, et réclame l’extradition de huit responsables iraniens, dont l’actuel ministre de la Défense, Ahmad Vahidi, pour les juger. Le texte prévoit bien l’audition par un juge argentin des huit hauts fonctionnaires inculpés, mais l’opposition affirme que l’accord conclu en janvier avec Téhéran offre des échappatoires aux...
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