Quinze ans de prison en appel pour un poète critique du régime
OLJ /
le 26 février 2013 à 00h06
Une cour d’appel du Qatar a réduit hier à 15 ans la peine de prison d’un poète, condamné en première instance à la perpétuité pour un poème souhaitant la chute du régime, a indiqué son avocat. Mohammad el-Ajami, alias Ibn al-Dhib, avait été arrêté le 16 novembre 2011 pour un poème saluant l’avènement des révolutions du printemps arabe et exprimant l’espoir qu’elles s’étendraient aux monarchies du Golfe. L’avocat et ancien ministre de la Justice, Mohammad Najib al-Naïmi, a affirmé que le jugement de la cour d’appel était « politisé, comme celui du tribunal de première instance ». Il a fait valoir dans sa plaidoirie qu’il n’y avait « aucune preuve que le poète ait prononcé en public le poème pour lequel il est jugé », indiquant qu’il l’avait simplement récité « dans son appartement au Caire ». Ce Poème du jasmin rend hommage à la révolution tunisienne et félicite le chef du parti islamiste tunisien Ennahda Rached Ghannouchi. Il exprime l’espoir que le changement touchera d’autres pays arabes, dans une allusion aux monarchies du Golfe, affirmant : « Nous sommes tous la Tunisie face à une élite répressive. » Dans une référence au Qatar, qui abrite une importante base américaine, il ajoute : « J’espère que ce sera bientôt le tour des pays dont le dirigeant s’appuie sur les forces américaines. » (Source : AFP)
Une cour d’appel du Qatar a réduit hier à 15 ans la peine de prison d’un poète, condamné en première instance à la perpétuité pour un poème souhaitant la chute du régime, a indiqué son avocat. Mohammad el-Ajami, alias Ibn al-Dhib, avait été arrêté le 16 novembre 2011 pour un poème saluant l’avènement des révolutions du printemps arabe et exprimant l’espoir qu’elles s’étendraient aux monarchies du Golfe. L’avocat et ancien ministre de la Justice, Mohammad Najib al-Naïmi, a affirmé que le jugement de la cour d’appel était « politisé, comme celui du tribunal de première instance ». Il a fait valoir dans sa plaidoirie qu’il n’y avait « aucune preuve que le poète ait prononcé en public le poème pour lequel il est jugé », indiquant qu’il l’avait simplement récité « dans son...
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