Face au PSG, Mathieu Valbuena a encore une fois été le meilleur Olympien sur la pelouse. Le « petit » Marseillais a livré un gros match et touché un nombre incalculable de ballons. Il n’a pas ménagé ses efforts et s’est littéralement baladé sur le terrain grâce à son aisance technique. Miguel Medina/AFP
« Il va falloir qu’on fasse une série si on veut espérer quelque chose », a rapidement analysé l’attaquant. C’est un premier problème, car en 2013, l’OM n’a jamais pu aligner trois bons résultats d’affilée en championnat de France.
Pour retrouver trois succès consécutifs de l’OM en L1, il faut remonter à décembre, avec les victoires à Bastia (2-1), à Toulouse (1-0) et contre Saint-Étienne (1-0).
Le début de l’année 2013 a en revanche été marqué pour Marseille par des accrocs contre des mal classés (défaites à Sochaux 3-1 et contre Nancy 1-0), avant le revers au Parc des Princes.
Et derrière, les concurrents directs au podium arrivent lancés.
Il y a d’abord Nice. Claude Puel, qui comme l’entraîneur marseillais Élie Baup a retrouvé un poste après une période d’inactivité, est en train de prendre une belle revanche.
L’OGC Nice a déjà réalisé avec ses 45 points au compteur le meilleur total depuis l’instauration de la victoire à 3 points en 1994-1995.
Puel a lancé avec bonheur dans le grand bain de la L1 une bande de jeunes pleine d’insouciance et de talent, tels Neal Maupay (16 ans), Alexy Bosetti (19 ans) et Valentin Esseyric (20 ans). Sans oublier un chômeur début 2013, l’ex-capitaine et ex-attaquant de formation de la CFA de l’OL, Grégoire Puel, reconverti arrière droit, qui vient d’avoir 21 ans, et n’est autre que le fils de l’entraîneur.
Saint-Étienne veut un trophée
Son père n’a qu’une envie, même s’il ne le dit plus aussi clairement actuellement qu’à son arrivée sur la Côte d’Azur : retrouver l’Europe, et si possible une Ligue des champions qu’il avait connue la dernière fois à la tête de l’OL.
Derrière Nice, il y a Saint-Étienne et un entraîneur, Christophe Galtier, qui ne cache plus ses objectifs : « Au bout de l’aventure, il faut au moins ramener un trophée, l’une des deux Coupes ou une place européenne que l’on pourra considérer comme un trophée... mais cela peut être aussi les deux. »
L’ASSE, invaincue en 2013, est qualifiée pour la finale de la Coupe de la Ligue, le 20 avril contre Rennes, et recevra Lille en 8es de finale de Coupe de France mardi.
Les Verts peuvent compter sur un duo d’attaque en grande forme, Pierre-Eymerick Aubameyang, 14 buts en L1, et Brandao, 7 buts en L1.
Lille et Montpellier n’ont pas dit leur dernier mot
Dans les poursuivants de l’OM, il ne faudrait pas non plus oublier deux anciens champions de France récents, Montpellier 6e à 5 points de Marseille, et surtout Lille, 8e à 6 points du podium, porté par un Dimitri Payet en état de grâce avec 10 buts et 10 passes décisives en L1 !
Si le club du président Vincent Labrune ne se qualifiait pas pour la Ligue des champions, les conséquences pourraient être fâcheuses, et pas seulement en raison d’un manque à gagner pour la trésorerie.
Ainsi, Mathieu Valbuena, joueur-clé de l’OM, indiquait dimanche dans L’Équipe : « Pour être clair, je n’ai pas prolongé de deux ans. Mon contrat stipule que si l’OM joue la Ligue des champions l’année prochaine, mon contrat est automatiquement prolongé. (...) Un départ n’est pas d’actualité. Mais la Ligue des champions me manque. »
Avec des déplacements à haut risque à Lyon, Nice, Lille et Saint-Étienne d’ici à fin mai, son équipe n’a pourtant plus beaucoup le droit à l’erreur si elle veut conserver à la fin sa position avantageuse.
(Source : AFP)

